Réfutation d'ffelvélhis
OÙ la pudeur, la décence, la politesse, les vertus les plus légères, s'il en est de telles, sont attachées comme la feuille au rameau, qu'on déshonore en le dépouillant ' » . N'y a-lil pas là une chaleur un peu artificielle? L'écrivain ne s'est-il pas comme enivré lui-même de la sonorité de sa phrase? Se maintient-il habituellement à cette hauteur? La pudeur et la décence, par exemple, obtiennent-elles toujours de lui les mêmes égards? Connaissant Diderot comme nous faisons, nous ne pouvons nous empêcher de craindre que non.
La vérité est que Diderot, pour commencer par là, ne sait à quoi s'en tenir sur la source et l'origine de la morale. Il varie suivant qu'il est en veine de sentiment ou de rai-