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nous, avec les métaphysiciens, lui supposoi une cause inventée tout exprès'^ N'est-ce pas une pure tautologie que de rendre compte de l'être vivant par un quelque chose qui s'appelle la vie, de l'intelligence et la volonté par un principe pensant etvoulant, de la conscience du moi par une entité personnelle? Un peu plus et l'on ferait comme Dante, qui expliquait la vue par une force visuelle, lo spirto visivo \ Nul, je me hâte de le reconnaître, n'est en général plus éloigné de ces travers que Diderot, et cependant il est sur la voie qui y conduit, il oublie les lois de la connaissance humaine lorsqu'il se plaint de ne pouvoir saisir dans son essence le phénomène de la sensibilité et de la vie.
Diderot s'est montré plus tidèle à sa mé-