‹ Diderot et Catherine IIChapitre 103 sur 185 · SUR LA MAISON DES JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

SUR LA MAISON DES JEUNES FILLES

Je ne sais ce qui m'arriverait ici, mais si, par malheur, chez moi, dans une maison publique d'éducation, une jeune fille était séduite^etque la séduction transpirât, ou par quelque indiscrétion ou par les suitgs naturelles, la maison serait perdue, et perdue pour jamais. Il n'y a point de parents qui voulussent y envoyer leurs enfants. Cet accident peut toutefois avoir lieu dans la maison la mieux réglée et la plus fermée. Ce qui effarouche alors les parents, c'est moins encore la frayeur d'un pareil malheur pour leur enfant que le mauvais renom de la maison dans l'esprit du peuple qui généralise tout et qui dit : « On y corrompt les enfants; il ne sort deJA que de5 fille£ corrompues ». Je pense donc que la clôture ne peut être trop sévère dans votre maison de filles v^^^

Quelles que soient les précautions que l'on prenne, elles ne peuvent pécher par excès ni contre les supérieurs ou directeurs, ni contre les maîtres, ni contre les valets.

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SUR l'importance du concours même aux

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