‹ Diderot et Catherine IIChapitre 133 sur 185 · I. Betzki · texte numérisé non relu

I. Betzki

temps, l'un à côté de l'autre, nous nous arrangions mieux à la distance de huit cents lieues ?

» J'en dis ce mot à Votre Majesté, à qui je ne veux pas laisser le moindre soupçon défavorable. J'ai senti toute l'étendue de ma promesse. Je la sens, et je persiste. Ma pyramide, qui est tout à fait sur le côté, se relèvera au moindre signe de Votre Majesté.

» Je passerai trois mois à la Haye auprès du prince Dimitri*, votre ministre et mon ami. Ces trois mois seront employés à publier les règlements de ce grand nombre d'établissements dont la création sera aussi honorable à votre règne que la durée en serait utile à tout votre empire.

)) Votre Majesté ne me chargera-t-elle d'aucun ordre pour son ministre à la Haye et me permettra-t-elle, m'excusera-t-elle de lui représenter que le prince Dimitri est un de ses sujets les plus zélés et de ses plus fidèles serviteurs ; qu'il n'a pas une goutte de sang dans les veines qu'il ne répandît volontiers pour son service ; qu'il lui a donné en toute circonstance les marques les moins équivoques de son entier dévouement ; qu'il est actif, intelligent, laborieux et honnête ; qu'il a des enfants et qu'il n'est pas riche, et qu'il espère de sa bienveillance qu'elle le mettra au niveau des autres ministres, et de mon amitié que j'oserai l'en solliciter?

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