‹ Diderot et Catherine IIChapitre 142 sur 185 · I. C'est-à-dire devenir grand'mère · texte numérisé non relu

I. C'est-à-dire devenir grand'mère

5o6 DIDEROT ET CATHERINE II.

Falconel un compliment sur le succès de la fonte du monument de Pierre l^'. »

Si fréquentes qu'aient été, semble-t-il, à partir de cette époque, les relations épistolaires du philosophe et de sa bienfaitrice, il s'en faut cependant que nous ayons aujourd'hui toutes les lettres adressées par Diderot à Catherine, ainsi qu'on en peut inférer de plusieurs passages de ses propres épîtres à Grimm : « Lisez, lui écrivait-elle, le i*"" septembre 1776, la lettre que je viens de recevoir de Diderot, et voyez si la sienne [sa tête] était bien saine lorsqu'il m'écrivit. » Par malheur la preuve du délit n'est plus jointe à l'acte d'accusation. Le 10 janvier 1778, nouvelle allusion non moins claire à un autre de nos desiderata : « Remerciez Diderot au sujet de son souvenir du nouvel an ; je m'étonne qu'il se soit souvenu qu'il y en eût un. » Enfin, le 18 février 1778, elle se plaint amicalement que « M. Diderot, M. son beau-fils et compagnie la chargent d'une besogne pour laquelle son employé et représentant [Grimm sans doute] est déjà instruit depuis longtemps, parce que le seigneur maître du seigneur beaufils lui a écrit en personne il y a je ne sais combien de temps »» Nous ne savons pas davantage pourquoi Diderot se vit un jour obligé d'adresser à la générosité de Catherine un appel qui fut aussitôt entendu, comme en témoignent un passage d'une lettre à l'impératrice et le remerciement qui s'ensuivit.

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