DIDEROT ET LA PREMIERE GALERIE DE L'ERMITAGE
L'éclatant insuccès de La Rivière et la résistance inébranlable de Rulhière aux volontés de l'impératrice prouvaient clairement à Diderot que ni l'économie politique, ni la diplomatie ne lui offriraient l'occasion de donner à sa bienfaitrice des gages sérieux de sa reconnaissance. En revanche, s'il n'avait tenu qu'à lui, une bonne part des richesses dont la France regorgeait alors eût pris le chemin de la Bibliothèque, encore embryonnaire, de l'Académie des sciences et de la galerie naissante de l'Ermitage et il n'est presque pas une de ses lettres à Falconet qui ne contienne à ce sujet quelque proposition nouvelle. Tantôt c'était la série entière des planches gravées par Jacques-Philippe Le Bas et son équipe, d'après les maîtres flamands et hollandais, dont leur propriétaire offrait de céder les
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cuivres, en y joignant par surcroît ceux des Ports de France de Vernet, pour lesquels Cochin avait été sou collaborateur; tantôt Diderot w couchait en joue » la collection d'estampes anciennes du « bonhomme » Cayeux, qui, à ses belles propositions, opposait un argument sans réplique : « Monsieur, lui disait-il, je ne mets point de prix à mon bonheur. Quand vous auriez rempli ma chambre de louis, il n'y en aurait toujours qu'un. Celui-là vu, j'aurais vu tous les autres, au lieu que sur mes soixante mille estampes. il n*y en a pas deux qui se ressemblent*. » Tantôt il chargeait, sans plus de succès, Falconet d'intervenir auprès de Betzki pour l'acquisition en bloc des livres précieux dont Lauraguais se défit en 1770, de la bibliothèque et du cabinet de Gaignat, de la galerie exclusivement composée de maîtres français qu'avait formée M. de La Live de Jully, beau-frère de madame d'Epinay. La cour de Russie cependant lui accorda quelques subsides et il les dépensa de son mieux, soit
I. Lettres à Falconet (mai 1767), Œuvres complètes de Diderot, tome XVIII p. a^g. Philippe Cayeux, « officier de l'Académie de Saint-Luc », mais moins connu comme ornemaniste quecommf curieux, n'avait plus que deux ans à vivre quand il tint ce propos caractéristique, car il mourut à Paris le 5 juillet 1769, âgé do quatre-^"ingt-un ans, et son cabinet fut dispersé six mois plus tard. M. V. Advielle, auteur d'une notice sur cet artiste et ses homonymes (Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, 19S session, iSqS), a extrait de l'exemplaire du catalogue de Cayeux appartenant au Cabinet des Estampes, d'intéressants détails sur cette collection d'élite; mais il n'a pas cité la réponse pleine de bon sens et de fierté du vieil amateur.
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à la vente Gaignat où il conquit un Murillo, trois Gérard Dou, un J.-B. Vanloo S soit dans les ateliers, d'artistes amis, Michel Vanloo, de Macliy, Vien, Casanova, dont les envois ne provoquaient pas, de la part de Falconet, les éloges chaleureux que Diderot leur décernait. Il fut plus heureux, ou mieux servi par les circonstances, lorsqu'il entra en pourparlers avec les héritiers du baron de Thiers.
De toutes les collections formées à Paris au commencement du xviii'^ siècle, aucune ne fut plus importante, à tous égards, que celle de Pierre Crozat. Née, non d'un caprice de parvenu, mais d'une volonté qui n'a jamais connu de défaillance, et sans cesse accrue durant près d'un demi-siècle, cette galerie comportait, au moment du décès de son créateur, plusieurs centaines de tableaux, dix-neuf mille dessins de maîtres, quatorze cents pierres gravées, des marbres et des bronzes antiques ou de la Renaissance, et jusqu'à des faïences d'Urbino. — Pierre Grozat, mort sans postérité directe, avait fait de ses richesses plusieurs parts distinctes et chargé son vieil ami et conseiller Mariette d'exécuter ses volontés suprêmes. Fidèle à ce mandat, Mariette rédigea le catalogue des dessins qui furent vendus en 17/ii , ainsi qu'une
I. Le Repos en Egypte, de Murillo; deux Baigneuses et Un Baigneur, de Gérard liou, et Le Triomphe de Galathée, de J.-B. Vanloo, figurent encore aujourd'hui à l'Ermitage sous les n9^ 867 des écoles italienne et espagnole, 910-912 de l'école néerlandaise et i48o de l'école française.
LA GALERIE CUOZA T. 4?
description sommaire des pierres gravées. Les dessins allèrent enrichir, au hasard des enchères, les principaux cabinets de l'Europe, et bon nombre d'entre eux, après avoir appartenu à Mariette lui-môme, sont aujourd'hui au Louvre. Les pierres gravées, acquises en bloc par le duc d'Orléans, moyennant soixante-sept mille livres, demeurèrent au Palais-Royal jusqu'en 1787, date où un marché conclu par Grimm les fit passer à Saint-Pétersbourg*.
Après avoir ainsi rempli les vœux du testateur, son neveu, Louis-François Crozat, marquis du Ghatel, prit possession des tableaux et des curiosités que Pierre Crozat n'avait point compris dans ses largesses posthumes, car le produit de deux ventes avait été affecté au soulagement des pauvres. D vint en même temps habiter le somptueux hôtel bâti par Cartaud à rexlrcmité de la rue de Richelieu, dont pas un vestige ne subsiste aujourd'hui, mais dont Mariette nous a laissé une description maintes fois citée. Louis-François Crozat mourut à son tour en 1760 et ses collections furent partagées en trois lots. Le premier se vendit
I. Et non en Angleterre, comme l'avance Clément de llis dans les Amateurs d'autrefois, confondant la vente des pierres gravées avec celle des tableaux de la galerie d'Orléems, qui eut lieu effectivement en 1792. J'ai retrouvé aux Archives Nationales et publié dans la dernière édition de la Correspondance littéraire de Grimni (t. I, p. 8-10) le texte de la convention passée entre Grimm et Geoffroy de Limon, contrôleur général des finances du duc d'Orléans, pour l'acquisition des pierres gravées par Catherine II.
publiquement en juin 1760 et en décembre 1761 *; le second, moins important, fut attribué à Louise-Honorine Grozat du Ghâtel et figura dans ses apports dotaux lorsqu'elle épousa le futur duc de Ghoiseul (1760); Louis-Antoine Grozat, baron de ïhiers, maître des requêtes aux conseils du Roi, hérita de la dernière part, la plus considérable des trois ^, et l'installa dans son hôtel de la place Vendôme. Lorsqu'il mourut en 1770, il laissait trois filles : l'une mariée au marquis de Béthune, colonel général de cavalerie, l'autre àVictor-
1. Description sommaire des statues, figures, bustes, vases et autres morceaux de sculpture, tant en bronze qu'en marbre et des moules en terre cuite, porcelaine et faïences d'Urbin, provenant du cabinet de M, Crozat (vente le i4 décembre 1760 et jours suivants), in-8°; préface et notes de P.-J. Mariette. — Catalogue des tableaux et sculptures, tant en bronze qu'en marbre, du cabinet de M. le président de Tugny et de celui de M. Crozat dont la vente se Jera au milieu du mois de juin 1751, en l'hôtel où est décédé M. le président de Tugny, place de Louis-le-Grand. Paris, L.-Fr. Delatour, 1751, in-8°. Joseph-Antoine Crozat, marquis de Tugny, second fils d'Antoine Crozat, fut président aux enquêtes du Parlement de Paris. Né à Toulouse en 1699, il mourut à Paris en
2. On en peut juger en lisant le Catalogue des tableaux du cabinet de M. Crozat, baron de Thiers (Paris De Bure l'aîné, 1755, in-8, 96 p.), qui se distribuait aux visiteurs. Une note ancienne sur l'un des exemplaires du cabinet des Estampes attribue la rédaction de ce livret à La Curne de Sainte-Palaye. Les tableaux n'y sont pas numérotés, mais décrits suivant la place qu'ils occupaient dans les divers appartements de l'hôtel. Cette description se retrouve textuellement, ou peu s'en faut, dans VAlmanach des Beaux-Arts de 1762 et dans le Dictionnaire pittoresque et historique d'Hébert. Elle a été reproduite sous cette nouvelle forme au tome n, pages cccxi-cccxxi, du Livre-Journal de Lazare Duvaux, publié pour la Société des Bibliophiles français par Louis Courajod et le baron Pichon.
FRANÇOIS TBONCniN. 4g
François de Broglie, maréchal de France, la troisième veuve du comte de Béthune, seigneur des Bordes, brigadier des armées du Roi, lieutenant général de la province d'Artois.
La crise financière provoquée par les réformes de l'abbé Terray rendait fort incertains les résultats d'une vente publique, et peut-être aussi la crainte de nuire à celle que le duc de Choiseul préparait de sa propre collection détepmina-t-ellc les héritiers du baron de Thiers à écouter les propositions de Diderot * .
Pour mener h. bien une affaire de cette importance, Diderot eut recours aux conseils d'un ami, dont le rôle officieux et désintéressé n'a été que tout récemment mis en lumière. Cousin germain de l'illustre médecin, frère du procureur-syndic qui requit, bon
I. Ce fut au cours des négociations préliminaires engagées à ce sujet, que le comte de Broglie, frère du maréchal « et très mauvais plaisant », remarquant le vêtement et les bas noirs du philosophe, lui demanda « s'il était en deuil des Russes » et que Diderot lui répondit : « Si j'avais à porter le deuil d'une nation, monsieur le comte, je n'irais pas la chercher si loin ». Cette repartie, que nous ont conservée les Mémoires secrets et qui circula certainement jusqu'à la Cour, est de tous points conforme aux appréhensions que les conséquences du coup d'État de Maupeou inspiraient à Diderot et qu'il exprimait vers le même temps à Falconet et à John Wilkes ; mais ni Louis X\ ni ses ministres ne la lui pardonnèrent, ainsi qu'on le verra bientôt.
C'est également à la suite d'une conversation avec madame de Broglie que la pensée lui vint du dialogue intitulé : Entretien d'un philosophe avec la maréchale de *** ; mais il ne le jeta sur le papier qu'à son second séjour à la Haye, au retour de Russie, ainsi qu'il le dit dans une de ses lettres à Catherine II, reproduites plus loin. On sait qu'il s'est mis en scène dans ce dialogue sous le nom du poète italien Tomaseo Crudeli.
5o DIDEROT ET CATUERINE II.
gré mal gré, contre les Lettres de la Montagne de Rousseau, dont il était Tami, et du financier qui racheta la charge de fermier général de M. d'Epinay, François Tronchin n'avait pas, jusqu'à ce jour, obtenu devant la postérité la petite place à laquelle il a légitimement droit. La main pieuse d'un arrière-descendant a restitué ses titres modestes sans doute, mais trop longtemps effacés. Grâce à M. Henry Tronchin * , il n'est plus possible d'ignorer que la vie de François Tronchin fut l'une des plus longues et des plus heureuses qui aient été accordées à un honnête homme. Propriétaire des Délices, il eut Voltaire pour locataire, puis pour voisin, sans que leurs longs et fréquents rapports (le fait est à noter) semblent en avoir jamais souffert. Métromane inoffensif, il prit le parti de confier aux presses de l'ami Cramer les élucubrations tragiques et comiques dont d'Argental se faisait le tnicheman plus bénévole que convaincu, auprès du « tripot » de la Comédie-Française, et que Diderot remaniait à sa guise, au point de les rendre méconnaissables. Possesseur d'un des premiers et plus importants cabinets que l'antique citadelle du farouche calvinisme ait vu se former, en dépit des règlements édictés par la Chambre des Réformes, François Tron-
I. Le conseiller François Tronchin et ses amis Voltaire, Diderot, Grinim, d'après des documents inédits, avec deux portraits en héliogravure. Paris, E. Pion, jNourrit et C'^, i8y5, in-S», 399 p. et 2 fig.
FRANÇOIS TRONCniN. 5l
chin avait cédé, en 1771, à Catherine II un choix de tableaux ', bientôt remplacés par d'autres toiles non moins précieuses et qui ne furent dispersées qu'après sa mort '^. Aussi était-il connu de tous les marchands et amateurs de Paris où il fit divers séjours. Ce fut au retour d'un voyage de François Tronchin dans le midi de la France, avec son frère le fermier général, que Diderot réclama son aide et ses lumières pour l'appréciation toujours délicate de la valeur intrinsèque et marchande des tableaux de Crozat. François Tronchin n'hésita pas, malgré ses soixante-sept ans, à braver de nouveau les fatigues d'un voyage à Paris, afin de répondre à l'appel flatteur qu'on faisait à ses lumières et aussi, je pense, de goûter le plaisir d'examiner chaque morceau de cette collection justement célèbre.
1 . François Tronchin avait fait imprimer deux fois sous le même titre (Catalogue des tableaux de mon cabinet, Genève, MDccLxv, in-S", 5i p. et s. 1. mdccxxxx, in-8", 80 p.) deux listes différentes des œuvres d'art composant sa collection. Le premier de ces catalogues est devenu tellement rare que M. Henri Tronchin n'a pu en parler de visu. Il n'existe pas non plus à la Bibliothèque Nationale et M. G. Duplessis ne l'a pas signalé dans son essai bibliographique sur Les ] entes de tableaux (1874, in- 8"). M. le baron Pichon en possédait un exemplaire, inscrit sous le n" 34^7 de la vente posthume de sa bibliothèque et qui a été acquis par un amateur bien connu, M. Jacques Doucet. Ce catalogue mentionne un certain nombre de toiles qui figurent aujourd'hui à l'Ermitage, mais dont le détail ne saurait trouver place ici.
2. La BibUolhèque Nationale possède un exemplaire du second Catalogue (1780) et celui de la vente publique qui en fut faite en l'an IX à Paris, par P.-J.-B. Lebrun, à l'exception de trente tableaux réservés par la famille et conservés aujourd'hui dans la galerie de Bessinge, près Genève,
11 revisa donc pièce à pièce les appréciations contradictoires de Rémy, l'expert désigné par les héritiers Crozat, et de Mcnageot que Diderot avait choisi, dressa de toute la collection un catalogue raisonné et, après avoir refusé <( toute valeur quelconque » à i58 pièces, arrêta l'évaluation totale à 4Co.ooo livres. Le 8 octobre 1771, les héritiers Crozat acquiesçaient au chifTre fixé par Tronchin et, le /(janvier 1772, le marché définitif fut signé par-devant notaire ' .
L'acte original de la cession existe encore dans le minutier du successeur de M° Le Pot d'Auteuil et, sur mes indications, M. le vicomte de Grouchy a bien voulu en prendre une copie. Si je ne la publie pas dans les appendices du présent volume, c'est d'abord en raison de sa longueur même, puis parce que les descriptions des tableaux sont presque toutes textuellement empruntées au livret de 1755, enfin et surtout parce que les plus récents catalogues de l'Ermitage^
1. Les objets de cvirioslté proprement dits ne furent pas compris dans cette accpiisition : il existe un Catalogue des estampes, vases de paierie étrusque, fifjnres, has-reliefs et bustes en bronze de feu M. Crozat, baron de Tlders, hri(jadier des années du Roi, rédigé par P. Rémy, et vendus en février 1773. C'est par cette petite vente cpie se clùt le démembrement do cette immense collection. Le catalogue en est devenu fort rare. Ch. Blanc a donné la liste des principaux, prix dans le Trésor de la Curiosité, t. I, p. 30G-208.
2. J'ai eu constamment sous les yeux, pour celte identification, la troisième édition des catalogues des écoles d'Italie et d'Espagne (1891), et des écoles néerlandaise et allemande (1895), revue 2)ar M. le baron E. Bruïningk. et par M. A. SomolT. Le catalogue de l'école française n'a pas été, que je sache, depuis 1871, l'objet d'une revision semblable et cpii serait pourtant fort nécessaire.
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témoignent, à ce propos, de la sélection opérée depuis un siècle par une critique mieux armée et plus éclairée que ne pouvait l'être celle des curieux et des experts du temps jadis. Le xviii^ siècle a connu et pratiqué tous les scepticismes, sauf celui-là, et c'est de bonne foi qu'il étiquetait des noms les plus retentissants tant de toiles aujourd'hui débaptisées, rendues à d'autres maîtres, reconnues pour des répétitions ou des copies, ou rejetées dans la foule innombrable des anonymes. Celte science nouvelle, — poussée en ces dernières années jusqu'à l'absurde par quelques-uns des émules de Waagen, — a porté ses fruits et la collection Grozat, de même que toutes celles qui ont contribué à former le musée de l'Ermilage, n'est plus représentée aujourd'hui dans les sompleuses galeries réédifiées sous le règne de Nicolas I•'^ que par un nombre relativement restreint de morceaux hors de pair et défiant toute contestation. Le surplus est réparti dans les appartements des diverses résidences impériales.
Ainsi réduite et épurée, la collection Grozat n'en a pas moins fourni à l'Ermitage la Madone et saint Joseph imberbe, ainsi qu'un Saint Georges de Raphaël ; le portrait du Cardinal Pôle, aujourd'hui restitué à Sébastien del Piombo, que ïronchin et les experts avaient dépossédé au profit du prince de l'école ombrienne ; une Madone de Fra Bartolommeo ; une Judith de Giorgione, également attribuée à Raphaël et gravée sous son nom dans le recueil Grozat ; une Descente de
croix et un Moïse sauvé des eaux, de Paul Véronèse ; l'une des nombreuses Danaë du Titien, ainsi qu'un portrait de Jeune femme et celui du Cardinal Pallavieino, par le même maître; la Foi de Moretto de Brescia, une Sainte Famille de Murillo. Dans les écoles flamande et néerlandaise, je note de van Dyck, L'Incrédulité de saint Thomas, un Scdnt Sébastien, les portraits d'Isabelle Drandt, de Lazarus MaharhijziXs, à' Evrard Jabach; de Rubens, cinq esquisses pour l'histoire de Marie de Médicis, Abraham renvoyant A(jar, La Vierge et l'Enfant Jésus; de Rembrandt, La Parabole du maître de la vifjne, une Danaë, un portrait de Vieille femme ; de Jan Sleen, La Visite du médecin; dans l'école française, un portrait du Duc d'Alençon, par François Glouet; Le Triomphe de Galathée de Poussin ; Darius au tombeau de Nitocris d'Eustache Lesueur ; Les Fatigues et Les Délassements de la guerre de Watteau; un Concert deLancret; l'esquisse, aujourd'hui singulièrement précieuse pour nous, d'un grand tableau de Largillière, détruit en I703, représentant le prévôt des marchands et les échevins de Paris, réglant les préparatifs de la fête offerte par laville à Louis XIY en 1G87; une Blanchisseuse de Chardin, etc. *.
I. Une légende, née d'une information crronnée des Mémoires secrets (20 mars 1771), développée par Michelet sous une forme dramatique, rendue populaire par Alex. Dumas (Joseph Balsamo) , veut que madame du Barry ait acheté à l'amiable des héritiers Grozat le beau portrait de Charles I*"", par van Dyck, aujour-