MOYEN DE TIREU PARTI DE LA RELIGION
tiques et ateliers de toute espèce, où ils peuvent aller apprendre par goût le métier qui leur convient.
Chez moi, où il y a malheureusement des corporations et des lieux privilégiés, celui qui élève un enfant trouvé entre dans la corporation sans payer de maîtrise.
Ici, céder ces enfants en propriété aux ouvriers, à condition de leur apprendre un métier, et les céder pour un temps fixé, et même attacher aux soins du maître quelque autre récompense, par exemple, affranchir celui qui aura appi-is son métier à trois ou quatre enfants.
Et certainement affranchir l'enfant.
FEUILLET SUR UN MOYEN DE TIRER PARTI DE LA RELIGION ET DE LA RENDRE BONNE A QUELQUE CHOSE *.
Les mahométans dansent dans leurs temples. Si j'étais sultan et que je voulusse inspirer à mes sujets de la sociabilité, je partirais de là pour faire danser dans les temples les hommes seuls, les femmes seules,
I. C'est, comme je l'ai dit plus haut, le seul fragment du manuscrit qui ne soit point autographe. Une main inconnue en avait fait don à Goethe qui ne l'a point conservé ; du moins on n'en trouve aucune trace au musée spécial fondé à Weimar.
les hommes avec les femmes. Je ferais tant par mes imans que la danse religieuse passerait des temples dans les maisons, des maisons dans les rues, et que peu à peu l'esprit religieux s'oublierait et que la danse deviendrait un amusement public et général.
J'ai dit à Votre Majesté Impériale que l'honnêteté nationale tenait par des fils imperceptibles à des qualités très essentielles et qu'il était impossible de l'inspirer aux conditions basses sans les changer en bien.
J'ai avoué à Votre Majesté que j'en ignorais le moyen. En y pensant un peu davantage, voici la folie qui m'a passé par la tête. Le bain est presque ici un usage religieux. J'engagerais mes prêtres à beaucoup prêcher sur la sainteté du bain. De la sainteté du bain, ils passeraient bien naturellement à la netteté de la tête et des vêtements, dont ils feraient une affaire grave et sérieuse aux yeux de Dieu, et c'est ainsi que j'amènerais peu à peu mes prêtres à tuer la vermine de nos moujicks.
Nos prêtres feraient à Pétersbourg ce que font les grues et les cigognes, si respectées à Amsterdam et si nuisibles aux rats, aux souris et à tous les insectes aquatiques.
Nous avons des couvents d'hommes et des couvents de femmes. Ceux-ci sont aussi nets que les premiers sont sales. Les femmes sont plus attentives à la propreté domestique. Il faudrait donc introduire l'usage de leur service et renvoyer aux terres cette