‹ Diderot, l'homme et l'écrivainChapitre 14 sur 76 · Schérer : c Melchior Grimm », Lôvy · texte numérisé non relu

Schérer : c Melchior Grimm », Lôvy

Grimm a donné tant de preuves dans sa Corres-^ pondance^ ensuite, comme on l'a déjà remarqué (1), l'exagération même et le ton emphatique de ses éloges (2), enfin sa reconnaissance, bien naturelle, pour son serviable ami, tout cela peut nous faire soupçonner qu'il ne croit pas tout ce qu^il dit de « Platon-Diderot. »

Mais, d'autre part, nous savons par les Mèmoi-^ res de Mme d'Epinay, non-seulement qu'il était franc, mais que, lorsqu'il croyait avoir raison, il ne craignait pas d'être dur pour ses meilleurs amis : serait-ce donc dans l'intimité seule qu'il disait ses vérités à Diderot et aurait-il eu, à l'exemple des Encyclopédistes, une critique ésotérique à l'usage de son ami ? c'est fort possible (3), mais ce qui est certain, c'est que, tandis qu'on ne saurait nier l'influence de Boileau sur Racine, ici, au contraire, par un étrange renversement des rôles, c'est seulement l'action du poète (4) sur le critique qu'il

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