‹ Diderot, sa vie et ses œuvres, sa correspondanceChapitre 2 sur 14 · I.N IKODUCTION XVII · texte numérisé non relu

I.N IKODUCTION XVII

k'ure part de l'héritage qu'ils nous ont liansniis.

L'indépendance d'esprit est, en effet, le caraclère le plus général de leur philosophie; et c'est grâce à cette virile indépendance que la cause de la liberté fut gagnée. Grâce à eux nos philosophes contemporains ne sont plus les esclaves timides des théologiens, ils ne subissent plus, comme auparavant, le joug d'Aristote et de la Sorbonne. Grâce à eux, nous pouvons enfin examiner et discuter librement l'autorité de toute tradition politique ou religieuse.

Suivant eux-mêmes la route indiquée par Bacon et Descaries, élargie par Bayle, Malebranche et Spinoza, ils ont abjuré définitivement le culte de l'autorité et n'ont admis à sa place que le témoignage individuel de la conscience et de la raison. Le jiremier pas vers la philosophie, c'est l' incrédulité^ affirmait Diderot la veille de sa mort. Ce fut sa dernière parole et ce sera aussi la nôtre.

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