‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 25 sur 70 · V. 2. Sopr · texte numérisé non relu

V. 2. Sopr

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Le pasteur de la Marienkirche, Bernhard Krechting, aimait la prière que contient la dernière strophe de la poésie latine que Buxtehude mit en musique. Lorsqu'il mourut, le 17 octobre 1700, elle était encore sur ses lèvres : « Tandem senio et laboribus confectus, placide obdormivit, et sub extremum vitae halitum pium ilhtd S. Bernhardi sitspirium ingeminans : Cum me jubés emigrare, Iesu chare, tune appare; O amator amplectende, temetipsum tune ostende in cruce salutiferâ! ad meliorem vitam transiit» l.

La prédilection du pasteur Krechting pour le poème de saint Bernard ne fut peut-être pas sans influence sur Buxtehude, lorsqu'il écrivit cette série de cantates. Nous avons vu, d'ailleurs, que la contemplation de Jésus crucifié inspire, au XVIIe siècle, les poètes et les musiciens allemands; mais il n'est pas superflu de noter que, à Lubeck même, cette dévotion était chère au pasteur de l'église où Buxtehude était organiste.

La cantate Ad faciem est suivie d'un Amen à cinq voix, avec deux violons, la basse et l'orgue. C'est, à vrai dire, la conclusion des sept cantates, péroraison aux amples périodes, dont le flot monte et s'enfle peu à peu.

1 Nova literaria Maris Balthici et Septentrionis édita MDCC, p. 347).

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Entraînée dans les méandres de la modulation, cette phrase est portée par les différents groupes du chœur, ou par les violons, qui l'élèvent au plus haut point,

LES CANTATES DE l68o à 1684

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et préparent, pour ainsi dire, les barrages d'où elle rebondira, par cascades,

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jusqu'aux dernières mesures, où l'élan du rythme se perd, retenu par des harmonies enchevêtrées et rugueuses.

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