V. 1, Sop
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Alto Tén.
Basso, V.d.g.
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En la même année 1680, Gustaf Duben reçut une Aria I Sopra la Nozze / di Sua Maesta j il Re di Svecia / Hu-
millimamente / Composta per / Dieter'< Buxtehude1. Le mariage de Charles XI eut lieu en mars. En cinq strophes, le poète de cette cantate dit les bienfaits de cette union, qui assure la paix entre les «lions du Nord»'2. Il demande des fanfares joyeuses aux trompettes «qui ne sonnèrent, auparavant, que pour le meurtre », ordonne aux canons de tonner pour cette heureuse réconciliation, et glorifie la rencontre où, au lieu de boulets, on échange des cœurs. A ces belles idées, Buxtehude doit, sans doute, l'inspiration3 d'une musique de cadence toute militaire, aux phrases courtes, qui vont d'un même pas bien marqué.
Aria à 3.
:fc=M=E=i±i3=p^=fa=£a=te
Klin-get fur Freuden, ilir Donneit Kar-tau-nen, von
=fc=£
Liir — men Kla-ri-nen, Welche vor die-sein nur schô - - nem Ver-siihnen, Welelieser-hel-let am
j-jV-j^j^ff
blie-sen zum Mord, Nor - di-schen Ortli,
Les « trompettes d'alarme», dont le rôle a changé, ne manquent point de retentir, en cette œuvre dédiée au roi
i Upsal, 5i : i'5.
2 La fiancée était princesse de Danemark.
3 Les Suédois passaient d'ailleurs pour aimer surtout la musique guerrière (Mattheson, Grundlage einer Ehrenpforte, p. 64): Printz assure que «le comte von Sparr.. a introduit dans la guerre l'usage des hautbois et bassons» (Hist. Beschreibung der edelen Sing- und Kling-Kunst, 1690, p. 179).
LES CANTATES DE l680 à 1684 209
de Suède : si, pendant l'introduction, les violons jouent,
après chaque strophe, ce sont les trompettes qui font la ritournelle.
Tromba 2
Yiolone (sva bassa)
piano pianisp.
A la partition en tablature de cette cantate, est réunie la partition d'une autre cantate, qui doit être du même temps. Cette œuvre, qui n'a jamais été signalée, est écrite pour deux soprani, alto, basse, deux violons, deux altos et violone1. La Sonata {allegro à 6/4), de contexture uniquement harmonique, est formée d'accords répétés, d'un mouvement égal (J j J) et d'un caractère vigoureux. L'œuvre comprend cinq strophes, et une sorte de finale. La première strophe, pour deux soprani et basse, a la même cadence solennelle et martiale que le chœur de la cantate Klinget fur Freuden, que nous venons de citer.
Aria
Sopr. î" 0 frô - li-che Stunden, 0 herr-li-che Zeit,Nun liât ii - bervvunden
UJ=^tàYir^=U^Ull
Snnr. 2° r T r
SOW 2°
Bassoet ' ' sva bassa
Continuo Loco 0 frô - li-chc Stunden, 0 herr-li-che Zeit Nun
1 Cette cantate (O frôliche Stunden) est ainsi conservée, à la bibl. d'Upsal, sous la même cote que la précédente (5i : i3).