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Basso
Oryano &.
Es bringt das rech- te,
Es bringt das rech-te,
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das rech- te Ju - bel - - jalir, dus l
Jusqu'à la dernière cadence, les violons paraîtront avec éclat dans ce chœur, soit que, par des réponses de même rythme, ils alternent avec les Frisch aaf du chœur, soit que, pour ainsi dire, ils recueillent toutes ces exclamations, en des arpèges impatients, soit qu'ils interprètent par des motifs semblables à d'agiles vocalises, ou à des airs de danse, la fin du cantique,
Es ist jeizt S ingens Zeit,
Das Jesulein wendt ailes Leid.
Par des invocations à Jesulein, par des allusions à la venue du «fils de l'homme» et, plus encore, par l'extrême simplicité, dans tout ce qui s'adresse à l'esprit, et par l'extrême diversité, dans tout le sensible, la cantate Mein Gemiith erfreuet sic/12 revêt les apparences d'une Abendmusik, destinée à célébrer l'enfant-dieu, et à charmer la foule, juge enfantin. Quatre violons et la basse jouent l'introduction, tirée de ce thème, que le troisième violon va transposer à la dominante, et que le premier violon replacera dans le ton :
Vivace
jjTBj±pri&À
1 Les trois autres voix du chœur commencent au dernier temps de la mesure précédente (B).
s Upsal, Tab 85:5.
CANTATES POUR L « ABENDMUSIK »
La basse, en solo, annonce alors le sujet : la forte articulation de son langage, et ses vocalises redondantes émerveilleront le public;
Mein Ge-miitli er-freu-et sicli er
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— — — — — — — et sicli, er - freu ----- et sicli
mais le vulgaire aura plus de plaisir encore à écouter l'air à trois voix que précède cette impatiente tirade : car rien ne lui est plus familier que ces motifs,
Mein Ge-miitli er-freu-et sicli, Je - su wenn ich denk an dxh
m^^ï^ÊÈmm^^.
mein be-tn'ibter Sinn und Mutlj, Je-su-lein, Je -su-lein, Je-su-lein, o Hinmielsglutli
et que ce début de ritournelle1.
En trois couplets, Buxtehude ne se lasse point d'exciter l'admiration populaire par les mêmes tons; il se permet à peine d'y ajouter quelques notes pour le basso, quand les mots du second quatrain exigent, de toute évidence, un roulement (So erwellet mein Gebliith), et il invite, dans le
» Voyez le second exemple de la p. 23i, le premier exemple et la note i de la p. 253.
troisième, «toute musique qui soit au monde», à rendre grâces, sans y figurer le son des «luths, harpes, violes et clavecins» que les paroles désignent. Mais, quand il présume que, à force de la répéter, il a saturé son auditoire de sa musique, quand il le croit soumis à sa cadence, il l'enlève à cet uniforme tournoiement, et dissipe les prestiges de l'obsession. Une lumière soudaine et rude éveille les assistants, les tire de cette grisaille mouvante, où ils flottaient. A la voix de la basse, paraissent, tour à tour, les instruments que le texte nomme,
Tromboni
Basso Posaunen und Trom-pe-trn-Lall,
Po-saunen und Trom-
pe - tenhall
Auch der Du'ci-
CANTATES POUR L « ABENDMUSIK 9
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Flauto t
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Mit der Flôten,
mit der Flo
— — ten sanff-tem Thon,
mil der Flû-ten
et, dans la strophe que chante ensuite le soprano, c'est l'orgue même qui, à l'appel du soliste, fait dialoguer les
régales1, avec les deux cornets de l'orchestre. Chacune de ces enluminures est encadrée dans les reprises de l'unique ritournelle dont nous avons cité le thème, et, pour les dernières strophes, Buxtehude répète la musique dont il a revêtu les trois premiers couplets; mais, désormais, il se permettra quelque variété. Si, dans la sixième, où il propose en exemple le cantique de reconnaissance que les oiseaux ne cessent point de gazouiller, il change peu de chose à ce qu'il a établi d'abord, la septième est transformée en solo d'alto, brodé de vocalises, sur une basse où le modèle primitif est orné, et, dans la huitième, les quatre violons accompagnent les voix, le troisième et le quatrième à l'unisson du soprano et de l'alto, le premier et le deuxième en étendant l'harmonie dans le haut. Les paroles de ces couplets rappellent encore la gratitude et la confiance que les animaux témoignent au créateur : l'homme, au contraire, prend souci, toute sa vie, de ses vêtements et de sa nourriture'2. Que n'a-t-il point la sagesse des bêtes, qui s'abandonnent à leur Dieu ? Buxtehude reproche à ses frères leur prévoyance impie, avec une noble mélancolie :
Adagio
Mensch
Menscli, o Menscli,
i II y avait un jeu de régale dans la Brusl de l'orgue de Sainte-Marie de Lùbeck, un autre {Trichter- Régal) dans le Riickpositiv (H. Jimmerthal, Beschreibung der grossen Or gel in der St. Marien-Kirche iuLûbeck, iS5Q,p. 6). Cesti emploie la régale pour la basse continue dans // Porno d'Oro (1667). Voyez l'éd. de M. Guido Adler (Denkmâler der Tonkunst in Œsterreich, III, 2).
2 Voyez l'évangile du i5« dim. après la Trinité.
CANTATES POUR l'« ABENDMUSIK »
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0 Monscli du Got-tcs Bild, wie er-zeigst du dich so wild
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dein Le-lienlang, vor die
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dein Le-benlang, vor die
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der, vor die Kleider, Speis'undTrank
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- - der, vor die Kleider, Speis'und Trank