‹ Dietrich BuxtehudeChapitre 34 sur 70 · L-LL| L · texte numérisé non relu

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Les phrases qui suivent sont, de nouveau, majestueuses, A.

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CANTATES POUR L (( ABENDMUSIK » 270

les instruments à cordes en répètent la cadence, et étendent la progression où éclatent, de plus en plus assurées, les promesses d'immortalité.

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der wird nim-mer-mehr ster-ben, der wird nim-mer-mehr ster-ben,

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C'est alors que, seulement, les trompettes paraissent, leur modulation prépare la reprise, en ut majeur, du premier motif (A), et elles feront l'harmonie scintillante, dans les accords où les violons, avec elles, dressent les quatre colonnes qui retiennent les lignes du chant. Dans X alléluia qui termine la cantate, c'est avec les cornets qu'elles concertent; nous retrouvons ainsi, vers la fin, le même orchestre clair et vigoureux que dans le premier air.

Il faut rapprocher de ces œuvres sur le jugement et la résurrection, les deux compositions où Buxtehude traite le choral de Nicolai, Wachet auf ! Nous avons vu quel usage dramatique en avait fait l'auteur de Die Hochzeit des Lammes. Aucune des versions de ce choral que nous possédons n'est écrite pour les voix et les instruments indiqués dans le livret des Noces de V 'Agneau*. Dans l'une, l'alto, le ténor et la basse ont, pour accompagnement, deux violons et le continuo; dans l'autre, deux soprani et la basse chantent avec quatre violons, le basson et l'orgue. La première de ces deux paraphrases de cantique a été publiée2. Elle est assez brillante, quoique un peu uniforme; surtout, elle est trop étrangère à la belle mélodie du choral, dont quelques notes à peine se reconnaissent, perdues au milieu de motifs étriqués et saccadés. La seconde est conservée à la Biblio-

1 Voyez plus haut, p. 178.

2 Ed. Seiffert (Denkmaler deutscher Tonkunst, I*e Folge, 14, p. 139).

thèque Royale de Berlin1: Buxtehude y reproduit plus fidèlement la musique de l'original. Si le chant l'affaiblit, par quelque ornement, l'orchestre ranime la vieille mélodie, en l'imitant plus énergiquement. La Sinfonia qui sert d'introduction retentit comme l'alarme, sur le rempart : en réalité, ce n'est que le choral, multiplié.

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