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con - fi - - te - - bor Do - - mi - no
Le rythme puissant des accords pleins, dont les violons étendent l'harmonie, le balancement symétrique des motifs que l'orchestre et les voix échangent, ne sont point, non plus, des ressources nouvelles :
Violons | |
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DIETR1CH BUXTEHUDE
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L'invocation 0 Domine, salvum me fac, est modelée d'après une figure expressive que l'on rencontre souvent chez Carissimi l, et que Schùtz n'ignore point2:
Buxtehude a recours, pour développer cette partie de sa composition, à un procédé qu'il est bien facile d'appliquer, la répétition, en des tons différents, de ces petites formules claires; les voix, deux par deux, les redisent en tierces, et chaque période se termine par la reprise, transposée aussi, des accords qui sont joints à hœc est dies. Ainsi, par le jeu
! Voyez par exemple la Plainte d'E^échias, et la Fille de Jephtê, publ. par M. H. Quittard {Concerts spirituels, éd. à la Schola Cantorum).
2 Dans Komm, heiliger Geist (Sâmmtlicke Werke, ne vol. Symphoniae sacrae, Ille partie, 2e série, n° 10, p. i3i), à ces mots, und lehr uns Gott recht erkennen. Cf. le Praeambulum de Scheidemann cité à la page 5o (A partir d'Aï.
de la modulation, par la variété des groupements sonores, il en arrive à nous entretenir assez longtemps des mêmes choses, évitant l'excès de monotonie, et sans dépenser beaucoup de savoir, mais avec une grâce ingénieuse, qui sauve tout.
Dans le Benedictus qui sert de finale au motet, même fidélité aux coutumes importées d'Italie : sur ces motifs, il y a peu de compositeurs qui n'aient improvisé quelque brillante variation de contrepoint ', une de ces pages où l'auditeur vulgaire croit distinguer, dans un cliquetis de fugue serrée, les enchaînements d'une forte logique, et les témoignages d'une industrie éprouvée.
Allerjro
A. Be-ne-dic-tus qui ve-nit, qui ve-nit, qui
nït, qui
T. Be-ne-dic-tus qui ve-nit, qui ve-nit, qui ve-nit, qui
ve - nit in no - mi - ne Do - mi - ni
fci=$=5
ve - n,t in t
no - mi- ne Do - rai - ni
Sëe
Be - ne
- die - tus qui ve-nit, qui ve-nit,
qui
1 Les exemples abondent, chez Canssimi [Surgamus, déjà cité), Schûtz (Sdmmtliche Werke, I, p. 6a), Christian Geist (Laudate, pueri ; Ups. Tab. 84, 3o.
Anno 7674).
DIETR1CH BUXTEHUDE
Bene-
ve-nit, qui ve-nit, qui
ve-nit in no-mi-ne Do-mi -ni
Ainsi, la dernière partie du motet est fort animée : le début ne l'était pas moins, d'une manière plus unie, sans tumulte simulé, ni emprunté ; surtout, cette introduction est d'un ton beaucoup plus personnel; le rythme est nerveux, les lignes ont des retours tranchants, l'ensemble se meut avec une vivacité précise, en pleine lumière. Dessin âpre et net, aux traits simples, élégante brusquerie, impétuosité ; qualités propres au style de Buxtehude, et qui sont, apparemment, les signes mêmes de son caractère1.
Simphonia Violino primo
Violino secundo
-V— h r T FR-
Bassus continuus
r \j 9 oc «f
1 Buxtehude, qui veut montrer, sur le titre de ce motet, qu'il sait le grec, traite d'autre part assez mal le texte "latin, et coupe étrangement les phrases (aperite mihi portas — iustitiat; liaec est dies qnam — fecit Dominus; salvum me fac — me fac, ô Domine — bene prosperare, ô Domine — ô Domine — bene prosperare — bene prosperare). Enfin, il écrit (le motet paraît autographe) constamment in nomini Domini.
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