‹ Dieu dans l'histoireChapitre 13 sur 157 · CUEZ LES ARYAS DE L'ASIE ORIENTALE AV. J. C · texte numérisé non relu

CUEZ LES ARYAS DE L'ASIE ORIENTALE AV. J. C

C05SCIESCE DE DIEU DANS LE MONDE PRIMITIF DE i/aSIE, CHEZ LES GIIAMITES,

LES TOURAMESS ET LES CDINOIS.

Comme ceux qui recherchent les lois du monde sidéral ne commencent ni par les nébuleuses, ni par la marche des comètes, de même, en commençant notre voyage à travers les siècles, nous sommes, dès les premiers pas, entrés avec Abraham sur un terrain solide, afin que le sol de rhistoirc ne se dérobât point sous nos pas. Nous avons trouvé en lui une personnalité nettement dessinée que nous pouvions aisément interroger, un flambeau lumineux qui nous a guides jusqu'à la naissance du Christ. C'est avec ces précautions que nous sommes entrés dans l'histoire sous les auspices «du Livre de l'humanité, » qui éclaire encore aujourd'hui la route de la vie vers le ciel, de la Bible. Nous allons maintenant suivre le développement de la Conscience de Dieu dans une série beaucoup plus étendue, et entrer dans une voie qui ne court pas seulement parallèlement à l'histoire bibliqiie, mais qui en est le prolongement. En face du développement hébraïco-sémitique, nous en avons un autre, en efTet, bien plus considérable. Japhet habite les tentes de Sem, et se répand aujourd'hui plus que jamais dans toutes les parties de la terre; ses progrès dans l'histoire ne sont pas interrompus ; et nous, le monde germano-romain, nous sommes une branche directe de la grande faniillejaphétique; les Aryas primitifs de la Bactriane et leurs rejelons, les Indiens aryens, sont nos frères, quand même nous ignorerions que nous parlons et que nous avons toujours parlé leur langue. Avant donc de nous embarquer sur ce courant principal de l'histoire pour ne plus en quitter le lit , nous croyons que le point auquel nous sommes arrivés est propice pour jeter un dernier regard sur le monde ancien cl même sur lo monde primitif, La sont en-

fouis sous les débris des siècles les nombreuses générations dont la pensée et les œuvres servent de base à toute notre vie intellectuelle. Les monuments de leur activité, de leurs travaux, sont couverts de mystérieux hiéroglyphes et d*obscurs symboles. Leur Conscience de Dieu ne prendra jamais corps dans Thistoire, parce qu'elle n'est pas arrivée à un parfait développement. Cependant nous pourrons retrouver quelques monuments isolés qui nous mettront en état d'abord de mieux comprendre Taryanisme primitif , puis de mieux saisir le contraste qui règne entre le développement, le progrès actuel de Thumanité et l'immobilité des premiers âges. Malgré cette différence profonde et caracté« ristique, il y a, dans la Con^ience de Dieu au sein de Phu* manité, depuis son origine, une incontestable unité.

Voici quelle sera notre marche dans l'exposition historique.

Abraham et Zoroastre sortent, il y cinq mille ans environ \ d'une agitation confuse où était plongée l'Asie centrale, le premier comme prophète de l'Esprit dans l'ouest de l'Asie, le second comme témoin de la Conscience morale de Dieu dans l'Asie occidentale. Abraham tourne les yeux en arrière, nu delà de TEuphrate, vers les vastes steppes de Harran, plus loin encore, vers le pays des ancêtres, vers Arpaksad et les montagnes assyro-arméniennes d'Arapakhitis. Zoroastre et ses disciples portent leurs regards vers le Nord, vers la patrie qu'ils ont perdue, dans ce paradis où prennent leur source TOxus etl'Iaxarte. Us viennent de Pâmer, l'Upamera des anciens, de ces monta;^nes du Nord dont il est fait mention dans les livres des prophètes hébreux.

Mais ce n'est pas en Asie que nous pouvons espérer trou-

* Bunsen recule d'un millier d'années la date oominunément admise pour Abraham, et celle que la plupart des savants allemands, qui s'occupent des études sur le Mazdéisme, assignent opproiimativement à Zoroastre. Jean Rcynauc*, aussi, croyait celui-ci beaucoup plus ancien. \^&tt de Véditeur-

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