DES VÉDAS
Soleil, du Ciel, du Feu, des astres dont les cvolulions périodiques contribuent à former l'année solaire ; mais on y sent bientôt les forces divines â travers la matière. Les Védas donnent au soleil tantôt l'épitbète de Mitra (raimahle), tantôt celle de Savitar (le générateur). Vis-à-vis du soleil et du ciel ils placent Agni, le feu, la divinité la plus voisine de Thumanité ; c'est lui qui est le pontife suprême des hommes, leur interprète auprès des dieux du ciel. L'hymne qui chante sa gloire brille non-seulement par l'élégance, la grâce merveilleuse du style, mais par rélément spiritualisfe, par l'âme tout humaine qui y respire. L'âme de l'homme cherche, dans le ciel serein comme partout, un Dieu de l'esprit ; le sentiment de la faiblesse, de l'imperfection terrestres éclate dans toute sa profondeur vis-à-vis de Tlnfini, de l'bternel, dont la contemplation est le sujet même de cette ode inspirée.
Ce désir, cette aspiration vers ce Dieu sans nom auquel n'est érigé aucun monument dans le Panthéon védique, n'a trouve nulle part une expression plus grandiose que dans le 121'' hymne du dixième livre du Rig-Yéda. Chacune de ses strophes a pour refrain cette question :
A quel Dieu ofTrons-nous l'holocauste ?
Les brahmanes, qui veulent à toute force que chacun des hymnes védiques soit consacré à un Dieu particulier, en ont trouvé un pour celui-ci, un Dieu tout grammatical, le Dieu • Quel ». Le lecteur verra ce qu'il en doit penser.