CHEZ LES ROMAINS ET LES GERMAINS
rappliqua après coup aux Flaviens; mais Domiticn, le dernier des Flaviens, y croyait tout aussi peu que Tacite. Domitien devait pourtant avoir eu vent de la véritable interprétation (Euscbe ; Suétone, Vesp. 4), puisqu'il iit rechercher avec grand soin les membres encore vivants de la famille de Jésus, et ne se tranquillisa qu'en apprenant que c'élaient de pauvres villageois aux mains calleuses I Voilà encore un trait bien romain !
En résumé, dans cette époque sombre, dans cette société corrompue, décomposée, la grande figure de Tacilc brille d'un vil' éclat , malgré toutes ses taches , et nous avons justifié ce que nous disions de lui au début de cette étude.
11 nous reste à le considérer sous son aspect le plus élevé, à étudier ce qu'il sent pour Thumanité. 11 faut, pour cela, nous reporter à la Germanie^ son ouvrage le plus profond, le plus humain, son ouvrage de prédilection. C*estpar l'étude de la Germanie que nous ouvrirons la dernière section de notre tableau du monde antérieur au Christ.