‹ Dieu dans la natureChapitre 101 sur 167 · SI LA MATIÈRE GOUVEUNE L'HOMME · texte numérisé non relu

SI LA MATIÈRE GOUVEUNE L'HOMME

véravcey illusirés à laide de biographies)^ uii homme de bien, Samuel Smiles, a réuni les exemples de ces hommes au cœur vaillant, qui se sont rendus maîtres de toutes les difficultés et qui furent une réfutation vivante de cette singulière théorie qui fend à rabaisser T homme au lieu de Télever. C'est par de tels exemples que Ton élève l'âme vers la vérité de son idéal. Nous nous faisons un devoir de saluer ce panthéon autobiographique de ces hommes exemplaires, dont le panégyrique devrait être bercé sur l'aile des quatre vents du ciel.

Les faits généraux ou particuliers qui suivent et les considérations qu'ils inspirent, sont offerts à ceux qui déclarent avec MM. Bùchner, Moleschott et compagnie, que : l'homme suit ses penchants, et que la réflexion ne peut rien aux inclinations et aux dispositions naturelles ou acquises.

Savants, littérateurs, artistes, ceux qui se dévouent à l'apostolat des plus hautes vérités, et ceux dont la noblesse est tout entière dans la vaillance de leur cœur, n*ont jamais appartenu en propre à aucune classe, à aucun degré dé la hiérarchie sociale. Ils sont sortis indifféremment de toutes les classes, de tous les rangs, de Tatelier et de la ferme, de la chaumière et du château, les plus pauvres ont quelquefois pris les places les plus élevées, et il n'est pas de difficultés, quelque insurmontables qu'elles fussent en apparence, qui aient pu leur barrer le chemin. Ces difficultés mêmes, dans bien des cas, semblent avoir été leurs meilleurs auxiliaires, car elles les ont for-

ces de monlrer tout ce dont ils étaient capables en fait de travail et de constance, et ont vivifié des facultés qui, sans cela, auraient pu rester pour toujours assoupies. Les exemples d'obstacles ainsi surmontés et de triomphes ainsi obtenus, sont si nombreux qu'ils peuvent bien, ou peu s'en faut, justifier ce proverbe : qu'ai'^c de la bonne volonté^ an vient à bout de tout.

Un grand nombre de ceux qui se sont le plus distingués dans la science sont nés dans des positions sociales où Ton ne s'allendait guère à trouver une excellence quelconque, et encore moins une excellence scienliiique. Au lieu des combinaisons chimiques du piiosphore et de l'hydrogène, au heu des effets de rélectricitc nerveuse, nous présentons à la vénération de tous, les grands caractères qui du fond des rangs les plus obscurs se sont élevés à la conquête de la science : Copernic, fils d'un boulanger polonais ; Galilée, persécuté pour la vérité; Kepler, fils d'un cabarelier allemand, et lui-même garçon de cabaret, inquiété toute sa vie par des embarras de fortune; d'Alemberl, enfant trouvé, ramassé par une nuit d'hiver sur Fcscalier d'une éghse et élevé par la femme d'un vitrier ; Newion et Laplace, fils, le premier, d'un petit propriélaire de Graniham, en Angleterre, et le second, d'un pauvre paysan de Bcaumont en Auge, près de llonfleur; W. Ilerschel, organiste dllalifax; Arago, qui dut toute sa gloire à la persévérance studieuse de sa jeunesse; Ampère, travailleur solitaire; Uumphry Davy, domestique d'un

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