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LES CAUSES FINALES

corrélations dont le monde matériel présente lé spectacle, résultent d'actions et de réactions qui, combinées les unes par les autres, sont régies par des lois. Nous savons par Texpériencecontinuelle de notre vie. que toujours les corrélations, les har-

"ordre ne peut émaner que d'une intelligence; l'univers est donc l'œuvre d'une intelligence. Cet ordre résulte de l'exécution d'une loi ou de plusieurs concertées ensemble ; les lois sont toujours et nécessairement l'œuvre d'une volonté intelligente.

L'auteur de l'univers , Dieu , étant une intelligence, a eu certainement un but en créant cet univers. Ce but a été de faire des heureux; nos aspirations, nos facultés, dans ce qu'elles ont de plus élevé, nous l'affirment. Tous les êtres doués de sensibilité sont donc appelés au bonheur. Nous voyons effectivement qu'ils sont tous heureux dans- une certaine mesin*e, puisque tous aiment la vie, qu'ils assurent sa durée, qu'ils la défendent jusqu'à la dernière extrémité. Mais le bonheur n'est pas semblable pour tous ces êtres vivants; il y a notamment une différence tranchée entre le bonheur qui est dévolu aux animaux et celui qui est attribué à l'homme. L'un est un bonheur renfermé dans d'étroites limites, un simple bonheur donné; l'autre prend de plus vastes proportions et revêt un autre caractère, c'est un bonheur mérité.

On comprendra facilement cette distinction, dit l'auteur, en observant les faits, en comparant les plaisirs rares et incomplets qui sont le partage de l'être purement sensitif, aux jouissances sereines, infinies que l'âme humaine obtient par l'accomplissement des devoirs, la piété, les doux sentiments de la famille.

La plupart de nos souffrances surviennent lorsque, par indocilité ou par ignorance, nous avons contrevenu aux lois du Créateur.

De ces faits que l'homme aspire à un bonheur complet et indéfini; qu'il est capable de perfectionner ses facultés morales, comme d'accroître ses connaissances; que ce bonheur désiré ne peut exister pour lui sur la terre, on doit conclure qu'il ne périra pas sur ce globe avec son enveloppe corporelle.

A cette forme d'argumentation nous pouvons ajouter la suivante, que l'auteur nous a présentée dans une lettre particulière

a La nature est le laboratoire de Dieu en même temps que son ouvrier, comme l'officine, munie d'un préparateur, est le laboratoire du chimiste et du physicien; autant les produits que fait éclore la nature sont supérieurs à ceux qui se fabriquent dans les officines, autant l'intelligence et la puissance divines l'emportent sur celles du savant .celui-ci, avec les matériaux qu'il

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ïïionics, les lois, sont l'oeuvre d'une îhlëlHgênce dont le pouvoir est proportionné à Télendue et à la perfection des faits et des harmonies coordonnées. Nous tenons donc pour évident que Punivers est gouverné par une intelligence.

Ces corrélations, ces harmonies sont en rapport avec les propriétés intrinsèques de la matière et s'y rattachent de telle sorte qu'elles n'existeraient pas si ces propriétés substantielles étaient autres qu'elles ne sont.

Nous en concluons que la matière et ses propriétés intrinsèques sont aussi l'œuvre de l'intelligence qui a établi les lois. Le bon sens déclare impérieusement, malgré les allégations contraires, qu'on ne peut attribuer à une circonstance fortuite des molécules, l'allraction, l'électricité, le calorique, la

trouve dans la nattire, tie parvient pas à kire oé que fut Voih prière âe Dieu £oufe sa direction.

« Dieu est â l'homme, comme les produits dé la nature sont â ceux de rolficlnc.

« Dieu agit sur la nature, comme la volonté deriiomrae, guWée par son intelligence, agit sur ses yeux et sur ses bras. »

Dans un chapitre des Desseins de Dieu, consacré à la Pluralité des Mondes habités^ l'auteur oppose â notre opinion de la variété des organismes dans l'univers, l'idée d^une ressemblance nécessaire entre toutes les humanités ; il se base sur cette objection : que si les habitants des autres mondes n'ont pas la terme humaino terrestre , et si nous sommes destinés à revivre sur ces autres terres, nous ne pourrons reconnaître nos amis les plus cliers. L'objection est plus sentimentale que i^cienlifique. Ce n'est pas ici le lieu de la discuter. Mais nous pouvons répéter qu'en raison de la diversité d'action des forces naturelles sui* les auti^es planètes, il est à peu près certain que la série soologique a dû s'y construire sur un type tout différent de la série terrestre

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