‹ Dieu dans la natureChapitre 151 sur 167 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

DIEU

La Religion par la Science.

Dicy

Dieu dans la nature, force vivante et personnelle, cause 4cs moiH vemcnts atomiques, loi des phénomènes, ordonnateur de Tliarmonie, vertu et soutien du nipndo. -^ L'homme oréant Dieu à son image. — Erreur de l'anthropomorphisme. Le philosophe grec Xénophane il y a 2400 ans. — La nature de Dieu est inconnaissable.— Nul système humain ne peut le définir. — Différentes formes de l'idée de Dieu selon les hommes. — Le Dieu de la science. — Dernières vues sur la doctrine. —Conclusion générale. ^- Épilogue.

Les vues par lesquelles nous nous permettrons de clore notre démonstration générale en sont plutôt la synthèse que la péroraison, et s'il est vrai que la science et la poésie soient intimement associées dans la contemplation de la nature, nous ne pouvons judicieusement interdire au sentiment poétique de se manifester en ces dernières impressions du spectacle du monde sur notre pensée.

A peine nous serait-il nécessaire maintenant de consacrer une étude spéciale à la cause de Dieu, car nous avons combattu pour celte cause dès les premières pages de ce plaidoyer, et toutes nos conclusions particulières ont abouti à ce but suprême.

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Cependant il est bon de les couronner par une conclusion générale. De même que le naturaliste, le botanisle, le géomètre, Tarpenteur, Fartisfe ou le poêle, après avoir examiné les détails d'un paysage et gravi la colline dont le versant domine les sites éludiés, se retourne pour contempler, sous un même regard, l'ensemble de ce paysage et embrasser dans sa grandeur la distribution générale, le plan et la beauté du panorama; de même, après les études particulières sur les lois de la matière et sur celles de la vie, il est bon de se retourner et d'admirer avec calme. Le regard de Pâme aime s'abreuver du rayonnement céleste dont la nature est inondée. Ici ce n'est plus la discussion, mais la conlemplation recueillie de la lumière et de la vie qui resplendissent dansTalmosphère, brillent dans l'éclat des fleurs, chatoient dans leurs nuances^ circulent sous le feuillage des bois, embrassent d'un universel baiser les êtres innombrables qui s'agitent dans le sein de la nature. Après la puissance, après la sagesse, après l'esprit, c'est la bonté ineffable qui se laisse pressentir; ^' est l'universelle tendresse d'un être toujours mystérieux, faisant succéder à la surface du monde les formes innombrables d'une vie qui se perpétue par lamour et ne s'éteint pas.

La corrélation des forces physiques nous a montré l'unité de Dieu sous toutes les formes passagères du mouvement; par la synthèse, l'esprit s'élève à la notion d'une loi^ unique, d'une loi et d'une force universelles, qui ne sont autres que

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