LES HAMOMES DE LA NATURE. S
rîntelligence du Créalcur nous parait infinimeni plus certaine et plus incontestable que celle des athées français et étrangers. Et comme la méthode positive consiste à ne juger qu'après Tobservation des faits, notre devoir est d'examiner d'abord les faits astronomiques dont nous parlons ; puis l'interprétation dont se contentent nos adversaires. Si cette interprétation est satisfaisante, nous souscri- Yons d'avance à leurs doctrines. Si au contraire elle est insensée, nous devons à Thonneur et à la vérité de la démasquer et de la laisser en risée aux spectateurs.
Oublions donc un instant l'atome terrestre auquel la destinée nous a fixés pour quelques jours. Que notre esprit s'élance dans l'espace et voie rouler devant lui le mécanisme immense, mondes après mondes, systèmes après systèmes, dans la succession sans fin des universi étoiles. Écoutons avec Pythagore les harmonies de la nature dans les vastes et rapides révolutions des sphères, et contemplons dans leur réalité ces mouvements à la fois formidables et réguliers qui emportent les terres célestes sur leurs orbites idéales. Nous observons que la loi suprême et universelle de la gravitation dirige ces mondes. Autour de notre soleil, centre, foyer lumineux, électrique, calorifique, du système planétaire auquel la terre appartient, circulent les planètes obéissantes. Les plus étonnants travaux de l'esprit humain nous ont donné la formule de cette loi. Elle se divise en trois points fondamentaux^ connus en astronomie sous
le nom de lois de Kepler^ laborieux aslronome qui les découvrit autant par sa patience que par son génie, et qui discuta pendant dix-sept années d'un travail opiniâtre les observations de son maître Tycho-Brahé, avant de distinguer sous le voile de la matière la force qui la régit.
1** Chaque planète décrit autour du soleil une orbite de forme elliptique, dont le centre du soleil occupe toujours un des foyers.
2** Les aires (ou surfaces), décrites par le rayon vecteur*, d'une planète autour du foyer solaire sont proportionnelles aux temps employés à les décrire.
3* Les carrés des temps des révolutions des planètes autour du soleil sont proportionnels aux cubes des grands axes des orbites.
La synthèse de ces lois forme le grand principe que Newton formula le premier dans son immortel ouvrage sur les <c Principes. » Il enseigne dans ce livre, comme le remarque judicieusement Herschel que tous les mouvements célestes sent la conséquence de la loi, <k que deux molécules de matière s'attirent en raison directe du produit de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance. » Partant de ce principe, il explique comment rattraction qui s'exerce entre les grandes masses sphériques dont notre système se compose, est réô'léc par une loi dont l'expression est exactement semblable ; comment les mouvements elliptiques
*■ On appelle rayon vecteur d'une planète la ligne idéale qui joint ;eUe ptanèic au soleil.