LA LOI. W
Vous ne vous en doutiez pas?
On met iei les fleurs et ceux ou celles qui les aiment dan^ une bien grave position, car enfin ^..
Pour revenir à notre sujet et terminer par la considération générale de laction de la loi à la surface de la Terre, souvenons-nous que cette action permanente est la condition môme de la durée du monde, aussi bien que de sa beauté. Nous Tavons vu, tout est harmonie. Lorsque les corps résonnent, que la corde frissonne sous Tarcbet, que la cloche vibre sous le choc du battant, les molécules s'agitent en cadence, comme les sphères dans l'espace. L*harmonie des sphères n'est pas un vain mot,
8a eause est une force, et c'est la même force dans les deux cas, qu'elle se nomme cohésion quand elle groupe les molécules, ou gravitation lorsqu'elle rapproche les corps célestes, fisrce primordiale, élémentaire, qui anime toute substance, tantôt déterminant un simple rapprochement des
* Cette physico- chimie ne va t-elle pas un peu trop loin en assimilant aussi complètement les fonctions végétales aux fonctions animales? Les lis candides et \çs petites violettes ne ressemblent pas, trait pour trait, aux animaux soyeux de nos étables, et le parfum des giroflées ne s'élève pas précisément du même objet que Todeur non équivoque des lourds tonneaux qui cahotent à minuit sur le pavé de Paris. La chimie, certes, n'a pas de a faufse bienséance » et nous voulons bien admettre que dans un chapitre sur la digestion, M. Moleschott discute l'idée qu's^ H. Liebig de X reconnaître la valeur digestive d'un alimenta la grosseur toute particulière des résidus des repas consommés, que les passants laissent le long dés haies et des clôtures, d Mais dans un chapitre sur les fleurs, nous ne croyons pas nécessaire d'exagérer les similitudes entre le règne animal et le règne végétal pour en arriver là.
Au surplus, ceci n'est qu'une digression en dehors du texte, qui montre nos adversaires sous im aspect particulier, et nous nous hâtons de la terminer.
molécules, tantôt les assujettissant à des directions déterminées, suivant les conditions dans lesquelles elles se trouvent placées. Cette force peut être appelée physico-chimique. Bientôt nous constaterons l'existence d'une force distincte, régissant le tourbillon de la matière dans les êtres vivants.
L'animal se distingue de la pbante et du minéral par le système nerveux. Depuis l'état rudimentaire, où il se trouve chez les zoophytes jusqu'à son complet développement dans l'espèce humaine, le système nerveux est la marque de Tanimalilé; il préside à des phénomènes immatériels. C'est par lui que nous percevons toute sensation; c'est lui qui rend possible les mouvements volontaires; enfin, c'est lui qui est Tinslrument par lequel se manifeste la pensée. Tranchez les nerfs, et vous détruisez du même coup la sensation ; coupez les fils télégraphiques, et la dépêche n'est point transmise.
Si le nerf optique est paralysé, quoique l'œil reste intact, l'animal devient aveugle. Les images conlinuentà se former au fond de l'œil, mais la sensation n'exîsteplus.L'oreille peut être parfaitement saine; elle est physiquement constituée pour recueillir les vibrations sonores, cependant il n'y a de sons produits qu'autant que le nerf acoustique est là pour ''les recueillir et les transmettre au cerveau , et qu'autant que le cerveau vivant est là pour les percevoir. C'est du cerveau et des nerfs que se sert la force qui perçoit et qui juge.
Nous reconnaissons dans le règne végétal, cl particulièrement dans certaines espèces, telle?