LA VIE
CmCUL/ITION DE LU HATltUff
Voyages incessants des atomes à travers les orgranismes; fraternité uniferscUe des Atres Tirants; solidarité indissoluj^le entre les plantes, les animaux et les hommes. — Vie apparente et vie invisible. — L'air, la respiration, l'alimentation, la dësassimilation. — Is corps se transforme perpétuellement. -^ ^'équilibre des fonctions vitales prouve une force directrice. — La décomposition du cadavre prouve que la vie est une force; que cette force n'tsi pas une cbimèrç. — Homuoculus.* Faits et gestes 4^ la chimie organique. — Que cette cliimie ne crée ni des êtres vivants ni des organes. -^ La matière circule, la Fêtêi gouverne.
La puissance qui régit les astres et qui déploie les splendeurs de sa richesse dans Timmensité des cieux, la force qui règle la construction des minéraux et des plantes sur la Tene, Tordre qui répand l'harmonie sur le monde, vont main tenant nous apparaître sous un aspect différent dont le témoignage ne sera pas moins irrésistible en faveur du principe intelligent qui préside aux destinées du monde. Tandb que le regard perçantdu télescope tra-
88 LIVRB II. — Ul VIB.
verse les vides infinis, l'œil analysaleur du microscope visite les habitations minutieuses delà vie à la surface terrestre, loi, ce n'est plus seulement la grandeur et le caractère formidable de la force qui nous parleront; mais bien plutôt Tingéniosité, la beauté du plan, la finesse de l'exécution, et pardessus tout la sagesse surhumaine, qui domina la matière et la plia sous la loi d'une volonté toutepuissante.
Lorsque nous pénétrons le spectacle du monde avec l'œil de la science, la nature entière nous apparaît sous le caractère d'un dynamisme immense au sein duquel s'associent ou se transforment les forces formidables de la physique et de la chimie. Les phénomènes éphémères qui paraissent isolés au vulgaire sont reliés pour nous en un réseau unique dont une force plus mystérieuse tient les fils. Une grande unité enveloppe le monde. Aucun élément n'est isolé, ni dans l'étendue présente, ni dans l'histoire. La lumière et la chaleur sont sœurs ; tantôt elles se montrent ensemble dans une union indéfectible, tantôt elles se font mutuellement le sacrifice de leur vie. L'affinité, le magnétisme se marient dans les mystères du monde minéral. Le doigt inquiet de l'aimant cherche sans cesse le pôle. La plante avide s'élève avec passion vers la lumière. La Terre tourne son front matinal vers le Soleil. Le crépuscule étend son manteau sur le soir. Les lièdes parfums des vallées réchauffent les pieds glacés de la nuit. AuxapprochesdeTaurore^le baiserdelaroséelaissesatiiacesurlacorolleentrou-