‹ Dieu dans la natureChapitre 45 sur 167 · NEGATIONS MATÉRIALISTES · texte numérisé non relu

NEGATIONS MATÉRIALISTES

qu'ti»^ force quelconque (peu importe le nom qu'on lui donne) organise la matière suivant lai >^ forme typique des espèces végétales et animales.' Or, nos adversaires ne craignent pas d'aftîrmer qu'il n'en est absolument rien et que les propriétés chimiques des molécules suffisent pour tout expliquer. « L'ensemble des circonstances, prétend Moleschott, l'état par lequel l'affinité de la matière produit les mêmes formes avec le pouvoir de persistance, a reçu de Henle, à Pcxemple de Schelling, ^ v va*wl. le nom de force typique. Celte force typique est ^ un petit pas en avant sur la force vitale, puisqu'elle admet autant d'étals de la matière qu'il y a d'organes et d'espèces. Mais la force typique des plantes et des animaux est une idée aussi vide^ une personnification aussi puérile que la force vitale sa mère. x>

M, Virchow l'appelle « une pure superstition, qui ne saurait nier sa parenté avec la croyance au diable et la recherche de la pierre philosophale. »

L'auteur de VÉtude de philosophie positive ferme les yeux et s'écrie : « Il n'y a de réel que les corps. »

« La prétendue force vitale est une chimère, dé- ^ a

clare de son côté du Bois-Reymond, dans son ou- ^^*/ ^ ^ . vrage sur l'électricité animale. Si nos adversaires ^|^<^'^^'^*'J s'obstinent à soutenir que les organismes sont*~^ t i^ '* soumis à des forces qu'on ne trouve pas en dehors '^' ' ^ \T d*eux, ils n'ont plus qu'à affirmer ce qui suit : une f ^'*^*' molécule de matière, en entrant dans le tourbillon ^^ c^te^^*de la vie, reçoit pour un temps le don de nouvelles T "^ ^^^ forces; ces forces, la molécule les perd de nouveau '^^^^-^'^^^^^ '^j^

quand le tourbillon de la vie, dégoûté d'elle, la rejette définitivement sur le rivage de la nature inanimée. »

Ce raisonnement est faux, attendu qu'il suffit d'admettre qu'une molécule de matière, en entrant dans le tourbillon de la vie, soit dirigée suivant le type de Têtre auquel elle appartienTmomentanément. Pour soutenir leur scepticisme, ils sont obligés, comme nous l'avons déjà vu, de fermer les yeux sur la différence non discutable qui dislingue un corps vivant d'un cadavre et d'admettre qu'il n'y a aucune distinction entre les deux. On ne peut plus regarder comme douteuse, au dire de du Bois- Reymond, la question de savoir « si la différence, la seule dont nous reconnaissons la possibilité, entre les phénomènes de la nature morte et ceux de la nature vivante, existe réellement. Une différence de cette espèce n^ existe pas. Dans les organismes, il ne s'ajoute point aux molécules matérielles des forces nouvelles, point de force qui ne soit aussi en activité hors des organismes. Donc il n'y a pas de forces qui méritent le nom de forces vitales. La séparation entre la nature prétendue organique et l'inorganique est tout à fait arbitraire. Ceux qui poussent à la maintenir, ceux qui prêchent Thérésie de la force vitale, sous quelque forme, sous quelque déguisement tromp*eur que ce soit, n'ont jamais, ils peuvent s'en tenir assurés, pénétré jusqu'aux limites de leur pensée. »

Remarquez en passant cette assurance, nous pouvons même dire ce léger ton d'anogance en-

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