‹ Dieu dans la natureChapitre 68 sur 167 · LES EXPÉRIMENTATEDRS. * LB8 INTERPRÈTES · texte numérisé non relu

LES EXPÉRIMENTATEDRS. * LB8 INTERPRÈTES

admettent pour cela que la création n'est pas terminée, et qu'elle s'accomplit encore de nos jours dans ces limbes. C'était l'opinion de Lamarck. Nous devons faire observer que le chef du mouvement actuel ne partage pas ces idées et ne croit même pas à la génération spontanée. <x L'élection naturelle, dit Darwin, n'implique aucune loi nécessaire et universelle de développement et de progrès. Elle se saisit seulement de toute variation qui se présente, lorsqu'elle est avantageuse à l'espèce ou à ses représentants. J'ai à peine besoin de dire ici, d6clare-t-il plus haut, que la science, dans son état actuel, n'admet pas, en général, que des êtres vivants s'élaborent encore de nos jours au sein de la matière inorganique. »

Il est utile de le remarquer, ce ne sont pas les eavanls, ce ne sont pas les expérimentateurs euxmêmes qui proclament les doctrines que nous combattons; ce sont de prétendus philosophes qui s'emparent des études scientifiques des précédents et veulent absolument en tirer des conclusions repu* diées par les savants eux-mêmes. C'est notre devoir de démasquer ce jeu, et de montrer, par lesdéclaratiens mêmes des illustres expérimentateurs, que si le système matérialiste s'obstine naïvement à les montrer au public assis sur l'estrade de sonthéâtre, il ne produit cet effet que par un procédé de fantasmagorie, par une illusion d'optique.

De même que les auteurs précédents , un chimiste distingué, M. Fremy, qui a cru remarquer à la limite des deux règnes des corps indéois,

nommés par lui semi-organisés, a élé présenté par nos doctrinaires comme élevant le drapeau du matérialisme sur rhypolhèse de la génération, spontanée. Or, voici les propres paroles de ce chimiste, à ' l'Institut : « Ai-je besoin de dire que je repoussé sans hésitation Tidée de génération spontanée, si on l'applique à la production d'un être organisé, même le plus simple, avec des éléments qui ne possèdent pas la force vitale. La synthèse chimique permet sans doute de reproduire un grand nombre de principes immédiats d'origine végétale ou animale, mais l'organisation oppose, selon moi, aux reproductions synthétiques une barrière infranchissable. A côté des principes immédiats définis que la synthèse peut former, il existe d'autres substances beaucoup moins stables que les précédentes, mais aussi beaucoup plus complexes quant à leur constitution, qui peuvent être désignées sous le nom général de corps hémiorganisés. Ces corps se trouvent, par rapport à l'organisation, à la formation des tissus, à la production des ferments, et à la putréfaction, presque dans le même état qu'une graine sèche qui traverse des années sans présenter de phénomènes de végétation, et qui germe dès qu'on la soumet à l'influence de l'air, de l'humidité et de la chaleur. Ils peuvent, comme la graine sèche, se maintenir longtemps dans un état d'immobilité organique ; mais aussi ils peuvent en sortir, aux dépens de leur propre substance, sous les éléments de l'organisation, lorsque les circonstances deviennent favorables au développement organique. »

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