‹ Dieu dans la natureChapitre 75 sur 167 · PUCE DE L'HOMME DANS LA GHÉATION · texte numérisé non relu

PUCE DE L'HOMME DANS LA GHÉATION

son aspect général la position de l'homme dans la nature terrestre. En terminant ce chapitre sur l'origine desôlresy cette contemplation continuera de nous montrer un gouvernement intellectuel dans la marche ascendante de la création.

L*hypothèse zoologique qui regarde l'homme comme descendant de quelque race simienne anthropoïde n'est ni immorale ni antispiritualiste. Ceux qui l'ont embrassée en ces derniers temps ne Font point fait dans le but d'être hostiles au christianisme et de professer des idées païennes ; c'est au contraire malgré de fortes préventions en faveur de la supériorité de nos parents primitifs dont ilsLauraient dû se regarder comme des descendants abâtardis. Nous ne comprenons pas au surplus que des savants dignes de ce nom éprouvent quelque puéril plaisir à a faire une niche » au christianisme ; et nous croyons que la science doit discuter ses problèmes sans s'occuper en aucune façon des articles de foi.

Déclarons d'abord que le premier caractère de l'homme est son intelligence. Or sa place philosophique n'appartient pas aux classifications d'histoire naturelle. Par sa perfectibilité, dontla cause principale doit être attribuée au langagCy par son intelligence et sa raison, par ses facultés spirituelles, en un mot, rhomme domine la nature terrestre tout entière. Son esprit netombepassous le domaine du scalpel. La valeur de l'homme ne consiste pas dans son corps, dans son squelette, dans son foie ou dans sa raie, mais dans son caractère intellectuel. Or, que

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notre corps descende d'une source ou d'une aulre, peu importe à notre âme. Le monde de i'inlelU<r gence n*est pas le monde de la matière. Nous n'en sommes ni moins grands ni moins purs. Ce n'est que par élroilesse d'esprit que Ton fait entrer dans la philosophie psychologique des craintes imaginaires suscitées par la science zoologique. Si notre berceau terrestre, comme celui de Jésus, fut la crèche d'une grossière étable, notre vie et notre mission n'en sont ni moins saintes ni moins élevées. Noire supériorité consiste dans nos facultés intellectuelles. « Le corps de l'homme, dit le naturaliste anglais Wallace, était nu et sans protection ; c'est l'esprit qui Ta pourvu d'un vêtement contre les intempéries des saisonSi L'homme n'aurait pu lutter de rapidité avec le daim, ni de force avec le taureau sauvage, c'est Fesprit qui luiadonné des armes pour prendre ou dompter ces deux animaux. L'homme était moins capable que les autres animaux de se nourrir des herbes et des fruits que la nature fournit spontanément ; c'est cette admirable facullé qui lui a appris & gouverner la nature, à la diriger à ses fins, à lui faire produire de la nourriture, quand et où il l'entend. Dès le moment où la première peau de bête a été employée comme vêtement, où la première lance grossière a servi à la chasse, où la première semence fut semée, et la première pousse d'arbre plantée : dès ce moment une grande révolution a été accomplie dans la nature, une révolution qui n'a\ait pas eu sa pareille dans tous les âges de Thistoire du monde; car un être main-

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