‹ Dieu dans la natureChapitre 79 sur 167 · CERVEAU. — CIRCONVOLUTIONS · texte numérisé non relu

CERVEAU. — CIRCONVOLUTIONS

Dans les espèces animales et dans l'espèce humaine, la supériorité de l'intelligence paraît d'autant plus élevée, que les anfractuosités du cerveau montrent plus de sinuosités, plus de profondeur dans les sitlons, plus d'empreintes et de ramifications, d'asymétrie et d*irrégularité.Les stries, trèsvisibles sur le cerveau de l'adulte, ne se monlrenl pas sur celui de l'enfant ; le cerveau de Beethoven présentait des anfractuosités une fois plus 'profondes et plus nombreuses que celles d'un cerveau ordinaire ^

Quelques anatomistes pourront répondre, il est vrai, que de grandsanimaux, fort stupides, tels que l'âne, le mouton, le bœuf, offrent plus de circonvolutions sur leur cerveau que des animaux plus intelligents, tels que le chien, le castor, le chat. Mais il ne faut pas oublier les mathématiques, et se souvenir que les volumes sont entre eux comme les cubes des diamètres, tandis que les surfaces ne sont entre elles que comme les carrés. Le volume d'un corps qui s agrandit croît plus rapidement que sa surface. Calculons sur un exemple : Une sphère de 2 mètres de diamètre mesure 12"", 566 en surface et 4'",188 en volume ; une sphère de 3 mètres de diamètre mesure 28™,273 en surface et 14™,113 en volume (jxR' monte plus rapidement que 4t:R*). Le volume du cerveau du tigre est à son corps dans le même rapport que chez le chat, mais la surface se trouve proportionnellement plus pclitc,

• Wagner. Procès-verbal de dissection^

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et pour atteindre un développement égal, il fout qu'elle se replie et s enroule.

Ces cirvonvolutions ont leur importance sans doute ; mais il a été naturel de penser que le foiis comparatif du cerveau chez les diiférehtes espèces doit avoir une importance non moindre, et que ses variations dans l'espèce humaine doivent èire prises en considération. Il semble en vérité que ses effets soient en proportion de sa masse. Il est plus petit chez Fenfant et chez le vieillard que chez Thomme mûr. L'âme de Tenfant parait se développer à mesure que la substance cérébrale se développe elle-même.

Le poids normal d*un cerveau humain est de trois livres à trois livres et demie ^. Celui des idiots descend parfois jusqu'à une livre. Celui de Cuvier posait plus de quatre livres.

La grandeur y la forme j le mode de la composition du cerveau sont en même temps invoqués ]>ar nos anatomistes comme corrélatifs de la grandeur et delà force de Tintelligence qui y réside*. L'ana-

* Voyez Vogt, Peacock, Hoffmann, Tiedemann et Laurel. Schneider le faisait de 3 livres ; Pozzi, de 5 livres 8 onces ; Sennert, de 4 livres; Ârlet, de 4 livres 3 onces; l{aller,de 4 livres; BarlhoUn, de 4à 5 livres; Picolhuomini, de plus de 5 livres. H. Lélut admet 4,320 grammes pour les cerveaux ordinaires de vingt à vingtcinq ans, U. Parchappe, 1,523 grammes.

• l\ faut en effet réunir ces différents caractères pour pouvoir établir un rapport entre le cerveau et Tesprit Le poids réel ne suffirait pas. c On a autrefois affirmé, dit Cari Vogt, que l'homme possédait le cerveau absolument le plus pesant de l'ensemble des animaux- Cela est vrai pour la plupart d'entre eux; seulement, les intelligents colosses du règne animal, l'éléphant et les cétacés, sont venus bientôt fournir la démonstration convaincante du peu de valeur de cette proposition. Si ce n'est pas le poids absolu»

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