‹ Dieu dans la natureChapitre 96 sur 167 · RAPPORTS ENTRE L'ALIMENTATION ET L»INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

RAPPORTS ENTRE L'ALIMENTATION ET L»INTELLIGENCE

de là que la TÎande convient à la sanguifieation mieux que le pain et surtout mieux que les légumes. La longueur des intestins est en rapport avec ce procédé de digestion selon les substances et en donne une image. Chez les chauves-souris, qui se nourrissent de sang même, la longueur du canal intestinal n'est que le triple de celle du corps. Chez Thomme, dont le régime est à la fois Carnivore et herbivore (comme on le voit également par son système dentaire, composé de canines et d'incisives), la longueur du canal intestinal est de six fois la hauteur de son corps. Chez le mouton, dont l'alimentation est exclusivement végétale, l'intestin est vingt-huit fois plus long que son corps. La même diversité corrélative se trouve dans la structure de l'estomac. Les animaux carnassiers n'ont qu'un petit estomac. Celui de l'homme a la forme d'un réservoir couché en travers dans la cavité abdominale, et pourvu d'un cul-de-sac plus grand que chez, les précédents. Les ruminants qui gardent des provisions de fourrages ont un estomac à quatre compartiments. L'homme est construit omnivore. Pour le dire en passant, les prescriptions anciennes et pythagoriciennes et les propositions modernes de J.J. Rousseau en faveur du régime exclusivement végétal, et d'Helvétius en faveur du régime animal, doivent être rejetées comme en désaccord avec la nature.

Si les plantes sont moins nutritives que les ani« ^maux, le pain occupe une position intermédiaire. Dans le gluten qui lô compose on distingue deui

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corps albuminoîdes : dePalbuminc végétale insoluble et de la colle végétale. Ces substances difTèrenl de la fibrine de la chair et doivent, pendant la digestion, se dissoudre dans les sucs. Il y a moins de graisse dans le pain que dans la viande, mais il y a des adipogènes, de Tamidon et du sucre, qui doivent se changer en graisse après avoir perdu une partie de leur oxygène. Il résulte de ces diverses comparaisons que le sang, et avec lui les muscles, les nerfs, les chairs, tous les tissus, se renouvellent plus rapidement avec de la viande qu'avec du pain et qu'avec des légumes.

On en conclut que, puisque le sang donne naissance aux tissus, aux sécrétions et aux excrétions du corps, et puisqu'il se modèle sur la nourriture prise par Thomme, la différence première que l'on remarque entre le régime végétal et Je régime animal doit étendre son influence sur tous les phénomènes de la vie.

Si l'on s'arrêtait à cette conclusion, nous n'aurions rien à objecter. Nous disons avec nos antagonistes qu on apaise l'appétit d un homme sain avec de la viande et jamais avec de la salade. Nous consentons à admettre que si les races dlndiens chasseurs offrent une force de muscles légendaire, tandis que les insulaires de l'océan Pacifique n'ont à leur service que des muscles débiles, c'est (en partie) parce que les premiers dévorent force chair animale, tandis que les seconds ne vivent que d'herbages et de fruits. Nous concédons également que la mollesse et le manque de caractère des Hindous

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