‹ Dieu devant Paris dans la journée du 13 juilletChapitre 14 sur 27 · DIEU DEVANT TARIS · texte numérisé non relu

DIEU DEVANT TARIS

meurer exposé pendant trois jours sur son catafalque, environné de lampes funéraires...

« On enlèvera les banderolles noires des tours de Notre- Dame, les signes du deuil disparaîtront, le prince va dormir auprès delà princesse Marie, sa bien-aimée sœur; mais nous allons nous trouver enprésenced’un avenir gros d'événements impossibles à prévoir , difficiles à prévenir. Tant que le roi vivra, sans nul doute sa main forte et habile saura contenir les partis. Mais si un nouveau malheur venait se joindre à tant de calamités , si la France est obligée de se pencher sur un berceau pour protéger un enfant et se protéger elle-même , quelle sera la main assez forte , assez exercée pour nous sauver ? On dit qu’au retour d’une de ses expéditions aventureuses, le grand Albuquerque fut surpris par la tempête au milieu des mers. Le navire, battu par les flots, était près de sombrer, lorsque le hardi conquérant prit un enfant au berceau, qui se trouvait sur le pont, et l’élevant vers le ciel, entre la foudre et le navire, il s’écria : « O Dieu , pardonne, êi tous les matelots pour l'innocence de cet Enfant !» Et la tempête s'apaisa et s'éloigna en murmurant aux flancs de l’horizon. »

Page 1