‹ Dieu et la conscienceChapitre 11 sur 73 · DE LA SCIENCE DE L AME · texte numérisé non relu

DE LA SCIENCE DE L AME

science proprement dite à ce double signe qu'elle possède une méthode et que, grâce à cette méthode, elle oflQpe des résultats assez positifs, assez nombreux, assez considérables pour devenir la matière d*un enseignement sérieux, solide et qui s'impose à tous les bons esprits. Je voudrais montrer, dans les pages qui vont suivre, que, pour la science de Tâme, ces deux conditions sont remplies et que, si la psychologie n'estpas achevée, non plus qu'aucune autre science humaine, elle est du moins si bien commencée qu'à l'avenir aucun homme raisonnable ne tentera plus de la refaire en entier et que nul n'entreprendra, utilement de la perfectionner qu'en suivant les voies ouvertes avec tant d'éclat par M. Jouffroy et pratiquées avec tant de sagacité et de persévérance par l'auteur du Traité des facultés de Vdme, La psychologie était l'étude de prédilection de M. Garnier : il mettait son ambition à continuer dignement la tradition philosophique des sages de l'école écossaise et de leur éminent traducteur. Mettre en lumière quelques-uns des services rendus à la science psychologique par ce maître aimable et regretté, ce sera tout à la fois payer à sa mémoire la dette de la philosophie elle-même et lui adresser l'éloge auquel il eût été le plus sensible de Son vivant.

En ce qui concerne la méthode, on peut affirmer hardiment que la psychologie en a une dont la légitimité n'est plus mise en doute depuis quarante ans par aucun esprit sérieux. Pour qui a lu avec une attention soutenue l'admirable Pré/oce des Esquisses de Dugald-StewartpdiT M. Jouffroy, il demeure évident et incontestable que toutes les fois que nous sommes informés de nos ma-

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