‹ Dieu et la conscienceChapitre 15 sur 73 · DE LA SCIENCE DE L*AMÇ · texte numérisé non relu

DE LA SCIENCE DE L*AMÇ

Aujourd'hui, j'ose le dire, en présence du Traité des facultés de Vdme, une telle objection ne saurait plus atteindre la psychologie. On y trouve des faits incontestables, bien décrits et bien classés, et des points de doctrine qui peuvent être remaniés, étendus et corrigés, mais qu'on n'abolira pas. Elle se présente donc avec des résultats sérieux et dont plusieurs sont définitifs et indestructibles.

Où M. Garnier excelle, c'est à distinguer l'un de Tautre les phénomènes de la vie psychologique. Il y procède avec une sévérité de méthode, une sûreté et une délicatesse d'analyse qui le plus souvent ne laissent rien à désirer. Aussi son livre exprime-t-il véritablement l'état de la science quant à la description et à la classification des taits. Toutes nos manières d'être et d'agir se ramènent à quatre groupes : les pensées, les sentiments, les actes volontaires, les mouvements. Penser, sentir, vouloir, sont trois formes d'activité que nul n'hésite à reconnaître dans l'âme humaine. L'accord est moins unanime pour lui attribuer l'initiative de l'effort musculaire par lequel se produit le mouvement local. C'est pourquoi M. Garnier s'est appliqué, après M. Jouffroy, à mettre hors de

doute l'existence en nous . d'une faculté ou puissance motrice, et les preuves qu'il en donne sont à nos yeux tout à fait démonstratives.

Un autre point qu'il semble avoir victorieusement établi et qui est de grande conséquence en psychologie, c'est que les termes si simples en apparence de pensée et de sentiment désignent une multitude de faits dont plusieurs sont irréductibles entre eux : en sorte que ce n'est

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