CHAPITRE III
DE l'iDÉ£ de dieu ET DE SON RÔLE EN MORALE ^
Appelé à porter la parole à mon tour dans cette solennité académique, en présence de vos pasteurs, de vos professeurs et de vos anciens dans l'Église, j'ai dû choisir, pour en faire la matière de cet entretien, un sujet dont l'examen pût être pour vous comme une préparation et une exhortation à bien faire pendant Tannée d'études que nous inaugurons aujourd'hui. Ce sujet est emprunté à la philosopliie que j'ai mission' d'enseigner ici; mais il doit vous être familier, puisqu'il est la base de la religion, et par conséquent de toutes vos études : il s'agit de la croyance naturelle en Dieu, je veux dire en un Dieu vivant et personnel.
La notion de la Divinité est assurément la première e la plus grande de toutes celles dont l'homme a le privilège ici-bas ; c'est par elle avant tout qu'il est un être
raisonnable, c'est-à-dire religieux. L'idée de Dieu. en effet n'est pas seulement l'honneur de notre raison ; eBe
1. Discours prononcé à la séance solennelle de rerntréë dtf Séminaire ' de la confession d'Augsbourg (ancienne lAcadénEÛAinP^testantedav Strasbourg), en novembre 4858.