‹ Dieu et la conscienceChapitre 26 sur 73 · Estais de philot,, 1. 1, p. 65, 7i, 134, 132, etc · texte numérisé non relu

Estais de philot,, 1. 1, p. 65, 7i, 134, 132, etc

486 Sl^IRlTCiLI^ MODERNE.

de Biran t Je n'exagère pas ; voici comment s'exprime M. Naviile :

<c Si cette vue n'appartient pas en propre à M. de Biran, tout au moins en a-t-il tiré, je le pense, le plus grand parti, et peut-il être considéré à juste titre comme le fondateur de la

méthode psychologiqtie Descactes, sans doute, a posé à

la base de tout son édifice métaphysique le je suist expression immédiate du fait de conscience. Mais..... à peine a-t^il fait un pas, qu'il abandonne le terrain des faits pour s*élancer dans le monde des idées.,... Tout ce qu'il demande à l'expérience, dont il s'empresse de méconnaître les droits, c'est un

point d'appui pour s'élancer C'est donc bien vainement,

ce me semble, et en s'emparant à la légère d'un mot dont on n'examine pas la portée réelle, qu'on a voulu nous montrer le fondateur de la méthode psycologiqne et le promoteur de l'observation interne dans ce génie tout spéculatif.... Le point de départ dont Descartes s'éloigne tout de suite, le je suis, M, de Biran s'y arrête, etc. ^. »

Si l'on se bornait à montrer que M. de Biran est plus exclusivement psychologue que Descartes, on serait dans le vrai , et nul ne saurait y contredire ; mais parce qu'un vaste esprit, qui embrassait dans leur ensemble les problèmes philosophiques, ne s'est pas renfermé toute sa vie dans Tétude de sa propre nature, ce n'est pas un motif suffisant pour l'accuser d'avoir méconnu l'importance de cette étude. On allègue, il est vrai, le peu de place accordé BMJe pense, donc je suis, dans le Discours de la wéthode. Mais ce discours n*est qu'un abrégé de la phlloso-

Page 1