‹ Dieu et la conscienceChapitre 40 sur 73 · kl., p. GXGYiii et soiv · texte numérisé non relu

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solution satisEûsante aux grands problèmes que se propose Fintelligence, la foi des chrétiens remplissant à n'en pas dooter cette double condition, il leur est possible de constituer une philosophie religieuse ^. D signale surtout l'aflSnité des faits religieux avec la psycholo^e, aflSnité dont la doctrine de M. de Biran donne une preuve sans réplique 3. Enfin, il expose habilement les secours que le christianisme est Tenu a{^rter à la conscience et à la raison dans l'ordre moral et dans l'ordre métaphysique, soit en répandant sur la terre l'idée du vrai Dieu, soit en manifestant au monde un idéal de sainteté qui ne se trouTe pas ailleurs, et que la conscience humaine a bien pu reconnaître, mais qu'elle n'avaitpas su produire^.

H. NaviUe exprime de la manière la plus ingénieuse le rapport qu'il découvre entre la religion chrétienne et la philosophie dans leur développement historique. De même qu'après quelque grande découverte de &it, que toute la logique n'aurait pu remplacer, la science de la nature reprend son cours enrichie et fortifiée, de même, après la grande découverte des réalités de la foi, la phi* losophie reprend son cours enrichie et fortifiée aussi, et^ marche à la conquête de nouvelles destinées. Si l'on veuU accepter une formule mathématique, la révélation est àla philosophie chrétienne ce que l'observation des phé — nomènes est à la science de l'univers visible *.

Mais, objectera-t-on peut-être, puisque l'honmie pos —

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