Ibid., p. cxcvi
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résultats de Tobservation psychologique et le mouvement général de la pensée humaine. Ce travail, et il est immense,, est un travail légitime, dont la religion proprement dite fournit seulement la base et la matière ^.... Il existe un certain nombre de difficultés q\^i, sous le nom de dualités ou d'antinomies, sont véritablement en philosophie les questions maltresses dont tout le reste dépend. Concilier l'infinité de Dieu avec la réalité du monde, sans recourir à des solutions équivoques qui nient au fond un des deux termes du problème ; — interpréter Topposition du bonheur et du devoir, dont les . besoins les plus impérieux de l'âme tout entière réclament la parfaite union ;• — expliquer le mal et la soufiPrance, sans atténuer la réalité des faits et sans léser les droits imprescriptibles de la conscience; — dire pourquoi la raison a besoin d'arriver sur tous les sujets à une pleine lumière, tan dis qu'elle va se heurter de toutes parts à des mystères impénétrables : ce sont là quelques-unes au moins des exigences d'une philosophie sérieuse et digne de ce nom. Or, pour tous ces problèmes, le christianisme, interprété par une science fidèle, fournit des solutions spéciales et seules satisfaisantes.
» Ces solutions se trouventsans doute plus ou moins énoncées dans les travaux accomplis depuis l'ère chrétienne ; mais elles s'y trouvent éparses, mêlées souvent au reste des conceptions de Ja philosophie antique qui les obscurcissent ou les dénaturent. La science chrétienne est appelée, de nos jours, à les dégager purement et avec netteté de l'enseignement religieux dont elles émanent, à les relier entre elles, à les suivre dans leurs conséquences, par les procédés propres de la raison. C'est ainsi qu'on pourra prouver par le fait que, sous le joug, ou, pour mieux dire, dans la lumière de la foi, la raison voit s'étendre son domaine, devient plus forte