Introdaction, p. cLXxni
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et p]us libre, ne recule deyant aucun problème, ne s'arrête * qne lorsqu'elle a reconnu qu'elle doit s'arrêter; et, après avoir prouvé sa force en ne tentant pas follement de percer des ténèbres dont elle a reconnu la cause et le caractère de nécessité, la montre encore en trouvant la solution de problèmes
que le rationalisme évite ou dénature Une telle science
confirmera les croyants dans leur foi ; car nous pensons qne le dernier e£fort de la philosophie est d'affermir les vérités élémentaires qui font la vie des âmes chrétiennes ^. »
En résumé, M. Naville nous paraît avoir établi victorieusement et par des raison élevées autant cpie solides, contre une théologie exagérée et contre une philosophie étroite, l'accord désirable et possible entre la science et la foi et la légitimité d'une philosophie chétienne, qu'il a soin d'ailleurs de distinguer du christianisme lui-même, et où nous avons yu qu'il admet des degrés. Rien de plus juste assurément ; car s'il est vrai que le christianisme, comme tout principe vraiment fécond, puisse revêtir à la fois les formes les plus diverses sans renoncer toutefois à ses doctrines essentielles, à plus forte raison cela est-il possible pour la philosophie^ même alliée au christianisme. Aussi bien l'histoire nous montre-t-elle des différences considérables entre la philosophie de tel ou tel père de l'Église et la philosophie de certains docteurs du moyen âge, ou celle des grands penseurs qui, dans les temps modernes, ont mérité à leur tour ce beau nom de philosophes chrétiens. L'alliance est donc possible entre la libre science et la religion de l'esprit et de l'amour^ et