‹ Dieu et la conscienceChapitre 48 sur 73 · I. Paris, Ladrange, 1846, 2 yoU Jn · texte numérisé non relu

I. Paris, Ladrange, 1846, 2 yoU Jn

de Fénelon et de Leibniz, et il se montre le fidèle interprète de cette noble philosophie, en la suivant dans ses applications, et en mettant en lumière les hautes leçons et les saintes espérances qu'elle renferme : si bien qu'un jour un critique éminent, aujourd'hui son digçio successeur à la Faculté des lettres, M. Emile Saisset, ne craignait pas de s'écrier, dans la Revue des Deux Mondes, que c'était à la Sorbonne et du haut de la chaire de M. Damiron, que la morale chrétienne se faisait entendre dans toute sa pureté.

Les Mémoires pour servir à V histoire dé la philosophie au xvnie siècle i présentent ce même caractère, à un plus haut degré encore. La forme historique n'y domine qu'en apparence : en réalité (l'auteur en fait dans la préface un aveu plein de grâce), elle n'est qu'un moyen de plus d'é dification. « C'est ainsi, dit notre philosophe, qu'il m'est » arrivé de dogmatiser de Dieu et de l'âme avec d'Hol- » bach, de la Mettrie et Robinet, du bien et de l'amour » avec Helvétius ; du vrai et de ses caractères avec le » marquis d'Argens ; a plus forte raison l'ai-rje fait » avec d'Alembert et Diderot sur la condition humaine et » sur le beau. C'est ainsi que j'ai pu tirer de Texamen » critique de la philosophie du xviiie siècle quelques leçons » de doctrine qui peuvent n'être pas inutiles au nôtre. » Ces leçons, en effet, les voici en quelques mots :

1o Le scepticisme est une erreur, et l'indifférence une faufe : car il y a une vérité dans les choses ou une vertu pour se faire croire, et il y a aussi une vérité dans l'es-

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