‹ Dieu et la conscienceChapitre 56 sur 73 · DES ERREURS ET DES PRÉJUGES POPULAIRES · texte numérisé non relu

DES ERREURS ET DES PRÉJUGES POPULAIRES

C'était autrefois, paraît-il, un grand luxe qu'un maître en philosophie. Lorsqu'il y a deux siècles, Molière exposait sur la scène les travers et les ridicules de son Bourgeois Gentilhomme, il le montrait copiant maladroitement les habitudes de la plus brillante aristocratie qui fut jamais, ayant en tête d'acquérir, un peu tard, non-seulement de belles manières, mais de l'esprit, du goût, de la science, enfin, pour comble, se mettant pour ainsi dire à l'école d'un philosophe.

Ce qui semblait alors une sorte de folie est devenu tout simple de nos jours. A Paris et dans toute la France, oa voit s'organiser des conférencessemblablesàcelles-ci, dont la philosophie fait les frais à son tour. Ici même, devant d'honnêtes artisans et de braves ouvriers, des ouvriers de Paris, il est vrai, mais peu habitués pour la plupart à en-

1. Conférence faite aux ouvriers convalescents de l'Asile impérial de Vincennes, en mai 1866.— Le lecteur verra aisément que c'est ici une étude de morale plus encore que de logique.

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