‹ Dieu et science: essais de psychologie des sciencesChapitre 29 sur 59 · S COUPS, AMI- ET FSI'RIT · texte numérisé non relu

S COUPS, AMI- ET FSI'RIT

^ II. — IJS LIMITi:s IJI: L'ENTE^•DKM^:NT HUMAIN. I.K MÉCANISME DES SENSATIONS ET DES PERCEP- TIONS.

îî y aura bientôt quarante ans que le célèbre physiologiste du Bois-Reymond, dans un discours retentissant sur les limites de notre connaissance de la nature, a lancé son fameux liriiorjbimus pour indiquer les bornes que la science ne saurait jamais dépassera Parmi les problèmes dont la solution fut déclarée inaccessible à notre entendement, figuraient la sensation, la conscience et la formation delà pensée humaine.

Alors, comme aujourd'hui, c'était là l'objet des préoccupations les plus vives pour les phvsiologistes et les psychologues. De toutes les bornes imposées à l'esprit humain d'après du Bois-Reymond. aucune ne leur paraissait plus humiliante et plus pénible à subir.

\'()ici en quels termes j'ai formulé, en 1S73, mon adhésion à la thèse soutenue par mon ancien maître. « Dans l'histoire de la physiologie de ces derniers temps, disais-je alors, il y eut un moment où, éblouis par les succès sans exemple dus à l'introduction des vues mécaniques dans l'étude des phénomènes de la vie, les physiologistes s'imaginèrent qu'il leur suffirait d'introduire les mêmes vues et les méthodes de recherche exactes dans l'étude des phénomènes intellectuels pour cueillir des lauriers aussi glorieux.

'-^ A leurs yeux, la dépendance des phénomènes psychiques du degré de développement cérébral, la grande influence que nombre de causes somatiques, comme la narcose, le délire, la folie, la iiiicrocéphalie, sont de nature à exercer sur la direction et la marche de nos idées, tous ces faits pouvaient servir de points de départ pour transporter leurs

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