Ibid., art. 47 et
3. c Toutes les écoles de rOniversité prendront pour base de leur enseignement; 1* les précej^tes de la religion catholique ; 2* la fidélité à Tempereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l'unité de la France et de toutes las idées libérales proclamées par les constitutions ; 3* Tobéissance aux statuts du corps enseignant <iui ont pour objet l'uniformité de Tinstruction, et qui tendent à former des citoyens attachés à leur religion , à leur prince, à leur patrie et à leur famille; 4* tous les professeurs de théologie seront tenus de se conformer aux dispositions de l'édit de 1682 eon«
i^ DIEU» PATRIE, LIBERTE.
pas d'hérésie, c Les membres de TUniveiBité sont tenus d'instruire le grand*maitre et ses oOfiders de tout oe qui viendrait à leur connaissance de contraire i la doctrine et aux principes du corps enseignant dans les établissements d'instruction publique*. » Ainsi, d'un o6té, toute-puifisance du grand-maltre sur les personnes et sur les doctrines; de Tautre, espionnage et délation organisés dans le corps entier. U est manifeste qu'il n'y a pas de place pour la liberté dans ce grand corps de l'UniTersité de France, tel que l'empereur l'avait conçu.
U n'y en a pas non plus dans les établissements privés qui se forment à coté d'elle, car ils ne peuvent exister qu'avec l'autorisation pré^dable du grand-maître ; ils n'ont pour directeurs ou professeurs que des membres gradués de l'Université, el ils sont soumis, comme les établissements de l'État, à l'inspection et à la juridiction de l'autorité universitaire*.
Quand l'Église donnait seule, ou presque seule, Renseignement, elle imposait sans doute l'unifor-
eenant les quatre propositions oontenues en la déclaratiim du «leifé de Fimnee de ladite année. Ibid., art* S8.