Constitution de 1848, art
ff L'enseignement est libre.
1 La liberté de renseignement s'exercera selon les conditions de
capacité et de moralité déterminées par la loi, et sous la sarvciV-
lance de TÉtat. ■
fS8 DI£U, PÀTRIK, LIBERT&.
taire, si justement condamné, alViit jusqu'à TUniversitéy dont on aurait dû reconnaître la sagesse et la droiture. On retrouve un peu de tout cela dans la loi de 1850. Les auteurs de cette loi pouiraient donner la liberté sans frapper TUnivereité, qui, d'elle-même, renonçait au monopole. Il est incontestable que Tesprit de réaction s'y manifeste à côté de l'esprit de liberté. Du même coup, les écoles libres sont fondées, et les écoles de rÉtat sont diminuées. Mais ce n'est pas le lieu de discuter cette loi. Ce qui était juste, c'est-à-dire la liberté de l'enseignement secondaire, est resté; ^e qui était excessif, c'est-à-dire Tamoindrissement de l'Université, a disparu.
Il était naturel que le second Empire prtt à cœur
le relèvement de l'unité impériale. Il ne l'était pas
moins qu'en lui rendant son éclat et son autorité,
il lui ôtât le peu de liberté qu'elle avait conquise à
. la longue pour elle-même.
Le décret-loi de 1854 rétablit les grandes académies. La création des académies départementales avait été pour l'Université un coup très cruel. Les recteurs devenaient presque des employés de préfecture. Ils pouvaient être choisis dans l'enseignement libre. Les universitaires perdaient à la fois