Vingt-deux grands séminaires
2. En France et aux colonies, cînq petits séminaires, yingt établissements particuliers d'instruction publique ; séminaire français A Rome; écoles en Irlande, en Portugal, en Pensylvanie, au Congo, à Zanzibar, fite.
même ? du clergé diocésain ? des fidèles ? N'a-t-il pas été promulgué pour toute l'Église par le pape infaillible? D'autre part, Tunité morale de la France ne peut-dle être ébranlée que par renseignement secondaire? Et renseignement primaire n'a-t-il pas les mêmes périls, et des périls d'autant plus redoutables qu'il s'adresse à une population deya cents fois plus nombreuse ? N'ayons-nous pas en France des congrégations autorisées, qui sont vouées à l'enseignement primaire, et qui possèdent un personnel de 90 341 frères, répartis dans 3096 écoies, dont 9328 écoles publiques S sans compter 16 478 écoles de filles tenues par des religieuses appartenant i des congrégations autorisées? Est-ce qu^onnese soumet pas au St/Uabus dans ces 19574 écoles primaires de garçons et de filles? D'od vient, si le Syllabus est si menaçant, que vous ne fermez pas ces vingt mille écoles primaires, ces nombreux collèges et petits séminaires dont l'enseignement, i n*eQ pas douter, diffère tout au plus par les méthodes, de celui des jésuites? C'est évidemment que vous reculez devant une barrière légale. Fragile barrière, monsieur le ministre, quand on a
!• Etat dei congrégatioM^eiG.f p. 383 à 888.
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devant soi une majorité convaincue que le clérica* lisme est rennemi. Pour savoir ce que cette majo-» rite voulait ou voudrait prochainement, vous n'a« ▼iez qu'à écouter vos voisins»
r* — tSS ALLIÉS BT m TOISIITI
Car vous ne parliez pas seul, et tout le monde B^était pas aussi mesuré que vous, ni aussi profond politique. II serait bien long de passer en revue Ibus les projets dont les catholiques, à tort ou à raison, étaient effrayés, et que nous appelons votre armée de réserve. Et si nous voulions relever, dans les exposés des motifs, ou dans les discus* sions, les propos comminatoires, besogne assurément très fastidieuse, mais très instructive, nous épuiserions la patience de nos lecteurs. Certains projets avaient pour objet de sauvegarder la conscience des non-catholiques. Ceux-là dépassaient quelquefois le but dans certains détails, mais ils avaient leur raison d'être. Tels . sont les projets cour la suppression de raumonerie militaire, pour la suppression du repos du dimanche, pour la police des cimetières, pour la liberté des enterrements civils; tous projets qui ont été convertis eu
tS6 DIEU, PATRIE, LIBERTE.
lois, sur riniliative ou avec rassentiment du gou-^ i vernement. Le projet sur la liberté des enter* I rements civils contenait un article, fort heureu- | sèment supprimé dans là loi, qui donnait une puissance légale, analogue à celle des £unilles, aux associations de libres penseurs, fondées pour propager et assurer la pratique des enterrements civils ^ On peut colorer du même prétexte le projet qui a pour but de supprimer le serment judiciaire, celui qui permet aux membres de Farmée active de se refuser à tous les services qui impliquent Tassistance au service religieux d'un cuUe qui n'est pas le leur', celui qui prescrit d'enlever des prétoires tout signe ou emblème religieux.