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Art

À, Arrêtés des 7 yentose et 18 germinal an XU

t7ft DIEU, PATRIE, LIBERTE.

Les réductions proposées par M. Noirot au nom de la commission du budget, ne s'élèvent qu'à 598 000 francs, somme modeste, si on la compare à la réduction de 48939406 francs qu'aurait voulu obtenir H. Jules Roche. Les principaux retranchements de la commission portent sur le chapitre de Saint-Denis, qui doit disparaître par extinctions, sur les bourses des grands séminaires, qui perdront SOOOOO francs; sur les secours annuels à divers établissements religieux; ces secours, qui consistent en bourses, seront supprimés par extinotioii des titailaires : c L'État qui subventionne le clergé séculier en dehors des obligations étroites du concordat, n'a rien à faire en faveur des congrégations autorisées ou non > ; sur les maîtrises et bas-chœurs € qui n'ont rien de concordataire; i économie de SOOOOO francs ^ Les réductions de la commission

1. Nous citons ce passage du Rapport, parce qu*il est caractéristique, c La commission propose de supprimer complètement le crédit de 300000 francs attribué aux maîtrises et bas-chœurs des cathédrales.

» Non seulement il n*y a rien là d^ concordataire, mais les mal* irises sont de Yéritables écoles primaires ecclésiastiques, quà échappent à tout contrôle et à toute surveillance de TÊtat*

» Quant aux bas-chœurs, ils ont dû trop longtemps à la faTcur qui s'attache au côté artistique de TÉglise catholique le privilège de conserver une subvention relativement importante.

Aujourd'hui on est bien revenu des illusions, parfois comphi-

L'ÀRMÊE DE RÉSERVE. 277

du budget ne vont pas en tout à un million; mais elles ne satisfont, ni les grands pourfendeurs de clé^ ricaux, ni le rapporteur. M. Jules Roche, qui voulait un retranchement de 49 millions sur 53, ne borne pas sa vigilance au budget spécial des cultes. Cet infatigable chercheur demande encore, au chapitre X du budget de la guerre, la suppression d'un crédit de 12000 francs pour SO aumôniers succursalistes des hôpitaux ; au chapitre xvi du ministère de l'intérieur, une suppression de 477 700 francs destinés à rémunérer 416 aumôniers catholiques du service pénitentiaire, 308 surveillantes religieuses et une vingtaine de rabbins et de pasteurs; au ministère des colonies, chapitres ly, ix, xxviii, XXX, XXXI, XXXV, une somme totale de 1 071 312 francs employés au traitement des au

■antes, que Ton te faisait de rimportance des senrices rendas ■ au grand art • par les chœurs de cathédrales. Ce n'est, en réalité, qu'Une question de luxe intérieur, de telle sorte que, si l'État s'impose le devoir de yenir en aide au service du culte dans ce. qu'il a d'intimement lié A la conscience des fidèles, il y aurait abus de sa part à sacrifier à un foste inutile l'argent des contribuables.

• Du reste, la plupart des cathédrales sont également églises paroissiales, et jouissent de revenus qui vont tovgours en augmentant. S'il leur plaît de conserver leurs, bas-chœurs, elles disposent de ressources suffisantes, et en tous cas la moindre quête vaudra

mieux pour elles que le subside très limité du budget. »

mftniers» au service du culte et à Tefitretieii des églises et chapelies. Si on Pécoutait, les contribuables se trouveraient alliés annuellement de plus de cinquante milKons, et le clergé catholique, •malgré les richesses secrètes qu'on hii attribue, serait, du joui au lendemain^ réduit à la misère, ou plutôt, que M. Jules Roche y prenne garde, à la mendicité.

MM. Parent (Savoie), Paul Bert, Lockroy, Ballue, etc., ont porté leur attention sur un autre ordre •d'abus dont bénéficie le clergé. Outre les 5S mit' iions du budget, le produit très considérable, et, 43elon M. Noirot, toiqours croissant, des ebbttions, et la fortune amassée depuis 1809 an onoyen des dons et legs, le clergé jouit indûment td'un certain nombre d'édifices publics qui lui ont été attribués, les uns par des lois, les autres par de simples décrets. Diverses propositions ont été faites par les députés dmit nous venons de Hîiter les noms; une commission a été nommée; «elle a pris pour rapporteur M. Paul Bert. Cette commission a divisé les immeubles dont il s'agit en cinq catégories, savoir : — ** Cathédrales ; — maîtrises et annexes ; — palais épiscopaux et aniiexes ; — séminaires diocésains, petits séminaires;

L'ARMÉ£ DE R£S£AYE. tl^

— congrégations religieuses, hospitalières, enseignantes, contemplatives on même se livrant à rindustrie. c Elle a constaté, dit le rapport, que des biens, pour tme valeur de 60 millions au moins, étaient affectés à des services que le traité concordataire ne rend nullement obliga* toires. Elle a pensé dès lors qu'il convenait de rentrer dans les conditions strictes d'un contrat, dont il est grand temps que le clergé catholique n'ait^ pas seulement les bénéfices, et elle vous pro* pose d'inviter le ministre compétent à reprendre des biens trop complaisamment cédés. Dans l'im^ mense majorité des cas, du reste, il tf est pas besoin de dispositions législatives; ces attributions^ ayant été- faites par voie d'arrêtés ou de décrets qui, le plus souvent, chose curieuse, ne figurent pas an Bulletin des Lois. > M. Paul Bert ajoute i la fin de son rapport : < Nous rappelons qu'ilî s'açït de biens estimés an total â soixante millions,, mais dont la valeur nous a semblé, d'après nos renseignements pai^ticuliers, bien supérieure à oàr chiPVf^,»

iSO DIEU, PATRIE, LIBERTÉ.

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