II. — nAGfSATKnCS 0AV8 £B8 PROGRAXVEST
ffi qu^tst^)» anjunnf l mi ^un hoflane lettré T Eit-ce tushomoieçaiy seolemeM) signe son mmf Ignaraal! an hemne qm éoit HnUeaieni, Maris sans ertbogrrai^t Ignevantl'vs lieame fui sak faîte une sewfraclîoviv nnfe drrnion ? Ignmraflll
L*£GOLE MEUTRK. . tt9
Ydlci le programme de renseignement primaire, tel qu'il est écrit dans la loi de 1881.
€ L'enseignement primaire comprend:
L'instruction morale et civique;
La lecture et l'écriture ;
La langue et les éléments de la littérature fran^çaise;
La géographie, particulièremeBl celle de la France;
L'histoire, particulièrement c^e de la France jTKqu'ànosjoors;
Ooelqnes notions usuelles de droit et d'économie politique;
Les éléments des sciences naturelles ^ physiques ^et mathématiques; leurs alpplications à l'agricullure, à l'hygiène, aux arts industriels ; travaui^ manuels et usage de» outils des principaux métiers;
Les éléments du de^sitt, du modelage et de la musique;
la gymnastique ;
IPbur les garçons, les exencfoes militaires ;
Pour les filles, les frsh^tuic i Faiguille. t
lovXe^ ee» matières ff&tâ également obligafoiret» On peut toir sar^e^amp' fa différence entre ce «qui était et ceq^i e^f. Dans dir aâi$, il n'y aui^a
que les idiots qui ne posséderont pas ces belles connaissances ; aujourd'hui, il n'y a pas un seul des députés et sénateurs, ayant fait la loi, qui les possède.
Les autres ordres d'enseignement sont développés dans la même proportion. 11 faut presque posséder l'encyclopédie des sciences humaines pour arriver au baccalauréat. Tous nos enfants sont dans les écoles depuis l'âge de six ans. Des écoles de l'enfance, ils passent aux écoles de l'adolescence, et de celles-ci, sans intervalle, ou sans autre intervalle que le service militaire, dans ce qu'on peut appeler les écoles de l'âge mûr. Dans ces grandes, petites et moyennes écoles, ils étudient, étudient, étudient; on les bourre, on les bourre, on les bourre. De temps en temps, on découvre encoreune nouvelle science qu'on avait oubliée dans les programmes ; on ajoute en diligence un paragraphe au programme de la veille. Les programmes s'aK longent, s'allongent. Les professeurs se plaignent de ne pas savoir toutes les sciences qu'on les chaîne d'enseigner, ils ne savent plus à quelle heure de la journée placer leurs enseignements. Le conseil supérieur se livre à un travail connu sous le nom de casse-tête chinois, et qui a pour but de faire tenir
MK^ssaOi
dans cinq heures de classe dix legons différentes, qui, de toute nécessité, doivent durer une heure chacune. Tantôt on diminue la durée des études anciennes pour faire place à la nouvelle venue; tantôt on prend sur les récréations; bientôt il faudra prendre sur les repas et sur le sommeil. Les familles crient que la santé des enfants est en péril ; beaucoup de bons maîtres croient plutôt que c'est leur jugement qui est compromis. Ce qu'on peut espérer de mieux, c'est que les enfants aient le temps de se mettre tous ces faits et toutes ces formules dans la tète; mais le temps de les comprendre, il ne faut pas y songer seulement, c'est impossible. Chaque jour, ils ajoutent quelque chose à leur fardeau; ils le portent, ce fardeau, avec résolution, sans s'arrêter, sans se reposer, sans se distraire, sans regarder à côté ; ils arrivent tout essoufflés au jour de l'examen, et le déchargent aux pieds des examinateurs. C'en est fait; ils sont délivrés de ce poids, de cette oppression ; ils res-^ pirent, ils étendent leurs membres, ils vident leur reprit; ils le vident complètement, si complètement qu'il n'y reste plus rien de tout cet entassement formidable. Il n'y reste pas non plus le désir de recommencer, le désir de chercher par soi-même
4m le pouvoir de le faire. Nous srvons réalisé le ^corieax probtème d*iittrodidn$ chez nous le système eavant, eetmpMqué, à Tâide du^^ k Ghiifte s^est ^rophiée méthodifuement pefldsmt tasit de siëeles. 12 Officiel est tcm I09 jours rempfiy surchargé, e^ combré de programmer. Prograffimes pour le bae- <atlauréat (il y a à présent cinq bacealauréats) ; pour la liceuee CI y a cin<i licences* es lettres, sans compter quatre lieeoeea èi» sdfences eC deux ou trois licences en droit) ; pour les i^régations, qttî se consent aussi en une foule d'ordï'es difffi&tents; pour les diverses écoles et pour les diverses carrières; pour lesi administrations centrales^, les adrainisCrations départ^wientales et les admniitsftracions îtoh nicipates. On peut impunément aAenger et rai forcer les programmes : c^esi; comme pour les fanetions publiques dont on peut toujours rogner fes traitements, parce qu'on ne manquera jamais de candidats. Après avoir accommodé nos garçons ie cette feçon, nous avons pris hérofqiremwr Ka m^e résolutâoB pour tev Me^.
L'Ë&OLfi RIUTRK. 3ÛS