‹ Dieu, patrie, libertéChapitre 52 sur 61 · Ceci «8t écrit à la fin de décembre · texte numérisé non relu

Ceci «8t écrit à la fin de décembre

de rÉpée de Bois, près de laquelle on Ta ouyerte, n^en a plus que 200.

Si ces écoles étaient gratuites et soutenues uniquement par la souscription, H. Jouin pourrait dire qu*à la longue la source de ces libertés tarira. Mais il y a, dans les écoles congréganistes, plus d'élèves payants que d'élèves gratuits. On évalue les payants aux deux tiers. On ne les tarife pas, ils paient ce qu'ils peuvent. Cela varie de 50 c^- * tîmes à 3 francs par mois. Il y a de grandes différences suivant les quartiers. A l'école Sœur Rosa/f e (quartier Saint -Médard), une cinquanlaine de payantes sur 700 élèves; à Montmartre, avant même l'ouverture de l'école, 160 pères ou mères de famille s'étaient engagés à payer 2 francs par mois.

Ces faits permettent d'affirmer que l'obligation de rinstruction et la gratuité des écoles communales ne détruiront pas, comme le craint M. Jouin, et comme l'espère M. Paul Bert, les écoles congréganistes. L'obligation sans la gratuité n'en aurait pas même restreint le nombre. La gratuité est certainement pour elles un coup redoutable. Étrange revirement des situations et des opinions : il y a près de trois siècles, quand les jésuites rendirent leurs écoles gratuites, l'Université poussa les hauts cris,

L*£G0L£ neutre. 327

elle se déclara perdue. Elle ne Tétait pas. Renseignement congréganiste ne Test pas aujourd'hui^ mais la lutte sera dure, et les écoles communales recevront évidemment Timmense majorité de la population scolaire.

Il devient donc plus important que jamais de savoir ce qu'on en veut faire» et ce qu'on en a déjà fait.

On a pratiqué sur eUe& deux sortes d'opérations: on les a Isucisées, et. on les a neutralisées.

Page 1