Par 139 Toix contre
dément fut repoussé; on biffa Dieu. Un sénateur de la gauche dit tout haut, pendant la discussion, la raison de cette reculade : c Ge n'était plus le même Sénat. > Un renoutellement partiel avait eu lieu; et, s'il fout tout dire, il y avait eu des menaces de revision.
Le ministre put continuer de promettre que le nom de Dieu ne serait pas arrêté sur les lèvres du maître; mais il était officiellement effacé du teite de la loi. Gela restait acquis à Fhistoire de ces douloureuses années ; l'Europe, la France le savaient ; les maîtres d'école le savaient. Les lâches, il y en a partout, il y en a dans l'Université moins qu'ailleurs, commençaient à se demander s'il y aurait sécurité pour eux à parler d^un Dieu dont les législateurs n'avaient pas voulu.
Ainsi on avait commencé par dissoudre les congrégalions non autorisées, en assurant qu'on respecterait tout le reste; puis on avait dit avec M. Marcou : « Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les périls que fait courir à la société l'enseignement dirigé, tant par le clergé séculier que par le clergé régulier ; car l'esprit est le même dans toutes les écoles ecclésiastiques; la distinction qu'on veut établir n'est qu'apparente, elle est dans
les mots et dans la couleur de la robe K > On avait donc écarté de renseignement primaire public les ecclésiastiques et les religieux. On avait fait disparaître des écoles communales les symboles et les emblèmes de la religion. On ^vait poursuivi jusque dans les détails les plus minutieux l'accomplissement de la neutralité des écoles. Enfin, on déclarait officiellement du haut de la tribune que parler de Dieu, sans spécifier s*il s'agit du Dieu des chrétiens, ou de celui des Juifs, ou de celui des mahométans, c'est commettre une équivoque, et que l'introduction de ce mot dans une loi est un danger public. Ohl ceux qui parlaient ainsi ne s'y connaissaient pas en philosophie, c'est évident. Ils ne s'y connaissaient pas, non plus, en danger public
tf Support de M., Hwrc«H, }3 v^ ISfis.