‹ DieuChapitre 2 sur 14 · LA CHAUVE-SOURIS · texte numérisé non relu

LA CHAUVE-SOURIS

L'ATHÔlSlfB

mu.

Et je vis au-dessus de ma tête un point noir.

Et ce point noir semblait une mouche du soir Volant à Ttieure où l'ombre à prier nous invite. Et, l'homme, quand il pense, étant ailé, j'eus vite Franchi l'éther qui s'ouvre à l'essor des esprits.

Et cette mouche était une chauve-souris.

Et ce lugubre oiseau volait seul dans l'espace, Et disait :

— C'est énorme et hideux. Ce qui passe Devant mes yeux me fait trembler. C'est efirayant! Quand donc serai-jé hors de l'ombre? —

EX, me voyant, Il cria :

— Que veux-tu de moi, passant rapide?

Je regarde, éperdu, la matière stupide.

Homme, écoute : je suis l'oiseau noir que trouva Démogorgon en Grèce et dans l'Inde Shivaj Je contemple l'horreur de la sombre nature. Homme, quel est le sens de l'affreuse aventure Qu'on appelle univers? Je le cherche et j'ai peur. J'interroge ce bloc qui n'est qu'une vapeur ; J'observe l'infini monstrueux et je scrute La taupe et le soleil, l'homme, Tarbre et la brute. Je suis triste.

0 passant, comprends-tu ce mot : Rien?

Ce qu'on nomme le mal est peut-être le bien. Quand un gouflre se comble, un autre puits se creuse. Tourment, volupté, rire et clameur douloureuse, Flux et reflux, le juste et l'injuste, le bon, Le mauvais, blanc et noir, diamant et charbon. Vrai, faux, pourpre et haillon, le carcan, l'auréole, Jour et nuit, vie et mort, oui, non; navette folle

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