LE XVII" KT LE XVIIP SIECLES
sance. Le fronton curviligne a son tympan orné de deux guirlandes de fruits enrubannées à leur extrémité, et il est surmonté d'un attique où sont sculptés toutes sortes demotifs, oves, fruits, trophées, qui se retrouvent encore, avec un grand vase et des têtes d'anges ailés, au tympan de
Cliché Neurdein.
Collège Godran.
la porte proprement dite. Cette entrée franchie, on pénètre dans une cour, au fond de laquelle se dresse le bâtiment principal, avec ses deux ailes en retour d'équerre allant jusqu'à la rue, tandis que le derrière se déploie sur un vaste jardin où l'on descend par un double perron. C'est en principe la disposition que nous signalions tantôt, mais ici l'application a été particulièrement heureuse. Les ouvertures, aussi bien les lucarnes pratiquées dans la toiture de tuiles vernissées que les fenêtres, sont ornées
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de masques, d'écus, de guirlandes, variés avec une ingéniosité prodigieuse ; vingt-deux manières différentes d'encadrement ont été emplo3-ées. Et l'intérieur répond à l'extérieur. On y remarque notamment, au premier
Cliché Vcnot.
Portail des Carmélites.
étage, la bibliothèque, au rez-de-chaussée, la grande salle, avec ses solives peintes et sa cheminée monumentale.
La formule était trouvée. Le xvili' siècle n'y apporta pas de changements essentiels ; il ajouta seulement deux motifs, les balcons et les portes dans le style caractéristique des règnes de Louis XV et de Louis XVI. On trouve de ces balcons, à l'hôtel de Vogiié, à l'hôtel Perrenet, dans le grand hôtel de la rue Vannerie 43. Deux portes s'ouvrent dans la façade de l'hôtel de Bretenières, situé même rue n"" 39-
LK XVII'-' ET LE XVFll" SIKt'LES
41, l'une en pur stj'le rocaille, l'autre ornée de casques et de couronnes civiques, entre deux guérites surmontées de légionnaires romains, comme il convient à la demeure guerrière élevée en 1787 par Chartraire de Montigny, capitaine de la compagnie des arquebusiers dijonnais. Une charmante cour est celle de l'hôtel l.iégeard, avec son élégant hémicycle et ses guirlandes retombant en gracieux festons.
Place et église Saint-Étienne.
Clicllé Neupdein.
Balcons et portes sont presque toujours des organes adventices, mis à des hôtels plus anciens ; et en effet, le xvill' siècle s'est généralement contenté de remanier les constructions antérieures. Au xviir siècle seul appartiennent Vhôtel Bouhier de Lantenay, aujourd'hui préfecture, Vhôtel de Dampicrre situé en face, et Vhôtel de L'Académie. Le premier a été entrepris en 1759 par l'architecte Lenoir et le sculpteur Barolet : le second a été construit vers 1770 par l'architecte Saint-Père; l'Académie est attribuée avec quelque vraisemblance à Noinville. Tous trois possèdent de superbes salons, transformés en logements à l'hôtel de Dampierre, encore intacts à la Préfecture, ainsi que le grand escalier à double perron qui y donne accès. La grande salle de l'Académie, où eut lieu le 5 août 1773 la séance d'ouverture présidée par Bufîon, est con-
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