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LE XVII- ET LE XVIII" SIECLES

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longueur, bordée d'arbres et de fossés maintenant remplis de ^azon, autrefois creux et enjambés par des ponts. L'entrée de l'avenue est annoncée par une porte faite de deux piliers surmontés de vases monumentaux. A mi-chemin, un rond-point, au centre duquel a été creusé sous le second Empire un bassin avec jet d'eau, décrit une courbe régulière, et l'on pénètre dans le bois par une vaste grille en fer forgé du milieu du XIX" siècle, appuyée à deux pavillons provenant de l'ancienne porte Saint-Bernard. Ce bel arrangement n'étonne pas, quand on en connaît les inspirateurs et les auteurs. C'est le duc d'Enghien, Henri-Jules, fils du grand Condé, qui, vers 1670, donna l'ordre de planter le bois, et c'est Lenôtre qui se chargea de l'exécuter.

Les allées, dont le tracé fui prescrit l'année suivante par la municipalité, sont l'œuvre de Dimanche Primard, jardinier du prince. La porte, du pri.x de 14.000 livres, a eu pour architecte Jean Dubois et pour maçon Jean Clamonet.

Le Parc a cette allure noble et majestueuse, ces proportions grandioses qui caractérisent les créations du règne de Louis XIV. U Arquehiisr est au contraire une demeure dans le style maniéré du xvm" siècle, plus jolie que vaste, et aussi plus intime. Son nom vient de ce qu'elle servait autrefois de siège à la compagnie des arquebusiers dijonnais, qui y tiraient à l'oiseau sur un arbre. A la fin du xvili" siècle, Chartraire de Montigny, dernier capitaine de la compagnie, accommoda au goût du jour le bâtiment situé sur la rue, qui remonte au règne de Henri IV. Sur la face intérieure, il mit quatorze bustes d'après l'antique,

Le Peuplier i-.oir.

et, de chaque côté, des pavillons avancés formant portique au rez-dechaussée ; la galerie et les chambres furent peintes en bosquets de marronniers, et les escaliers ornés d'écussons aux armes de France et de la compagnie ; on fabriqua des huttes pour les marqueurs avec les débris du cloître des Chartreux, et un frontispice à colonnes se dessina en perspective dans le jardin. Malheureusement, tandis que le Parc demeurait à peu près intact, le bâtiment de l'Arquebuse était dénaturé. Le frontispice a été détruit, les portiques ont été bouchés pour faire un cabinet d'histoire naturelle et des logements, et le visiteur passe, sans s'arrêter, devant cette charmante construction devenue méconnaissable, pour aller contempler dans le Jardin des plantes créé en 1833, le peuplier noir, cinq fois séculaire, enchaîné au fond de l'enclos et qui compte parmi les plus vieux arbres de France.

Clitihii Neui'dein.

Rue de la Gare.

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