SONNET
Je suis vieux. Ma muse endormie Souffre d'une longue anémie.
Je veux lui demander, pourtant, De quoi vous payer au comptant.
Aux feux d'une lumière amie Ce qui brille est plus éclatant.
Voilà, messieurs, ce qui m'attend Dans votre illustre Académie.
Qu'ai-je donc fait pour obtenir L'honneur de vous appartenir ?
Pour moi, c'est un trop beau partage.
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Car si je sais de vos élus
Vous nen vaudrez pas davantage
El moi f en vaudrai dix fois plus.
En des termes profondément sentis et qui étaient bien l'écho des sentiments de l'assistance, Mgr Bartolini a remercié le R. P. Monsabré et a dit combien l'Arcadie était fière et heureuse de le compter désormais parmi ses membres.
Enfin, sur l'invitation de Mgr Bartolini, S. Era. le cardinal Mermillod a pris à son tour la parole pour féliciter l'illustre orateur dont la gloire vient s'ajouter à celle de l'Académie des Arcades. Ancien Arcadien lui-même et brillant orateur, l'E"'^ cardinal Mermillod était tout à fait en situation pour honorer le nouveau récipiendaire et lui porter le salut de l'Arcadie. Il l'a félicité aussi comme poète en faisant ressortir le charme du sonnet composé pour la circonstance par le R. P. Monsabré, et en disant que ce sonnet vaut à lui seul un long poème. Puis, par une heureuse transition, 1 eminent cardinal a exprimé son admiration pour l'auguste Pontife dont la verte vieillesse, les hautes inspirations, les sentiments si exquis et si nobles se sont manifestés encore une fois dans les deux poésies, au parfum
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classique, par lesquelles il a célébré le centenaire de l'Arcadie. C'est une preuve de plus que cette Académie célèbre appartient en propre aux grandes traditions de la Rome papale, de la Rome catholique, et c'est là, a dit en terminant rE'"« cardinal, la première et la plus belle gloire des Arcades.